24 Heures du Mans : les Toyota toujours en tête

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Les Toyota dominaient toujours, samedi 19 septembre, la 88e édition des 24 Heures du Mans. La pluie, dont l’apparition était redoutée en début de course, ne s’est toujours pas manifestée.

Dès le départ donné à 14 h 30 devant des tribunes désertes pour cause de coronavirus, les voitures japonaises ont pris le contrôle des opérations se relayant en tête au gré des arrêts aux stands. Le classement des 24 Heures du Mans restait le même après neuf heures de course, la Toyota N°7 précédant la N°8 et arrivant même à creuser un écart de plus d’un tour au début de la nuit. La voiture de Conway/Kobayashi/Lopez, partie en pole position à 14 h 30, a mené pratiquement depuis le début celle de Buemi/Nakajima/Hartley qui a rencontré quelques problèmes.

« Malheureusement, nous avons eu un problème de température avec les freins avant », a fait savoir le Néo-Zélandais Brendon Hartley.

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Derrière les voitures japonaises, les Rebellion menaient la chasse et restaient au contact quoique légèrement distancées. La N°1 de Senna/Menezes/Nato était 3e à deux tours et la N°3 de Berthon/Delétraz/Dumas 4e à trois tours. La dernière voiture engagée en LMP1, la Enso de Dillmann/Spengler/Webb, a elle été contrainte à l’abandon.

L’épreuve d’endurance a lieu cette année en septembre, et non en juin comme d’habitude, après avoir été reportée en raison de l’épidémie due au coronavirus.

La revanche de l’équipage de la Toyota N°7

Les Rebellion apparaissent les seules en mesure d’empêcher Toyota de ravir une 3e victoire consécutive dans la Sarthe. Elles pourraient notamment profiter de la « balance de performance » (BoP), conçue pour ralentir les voitures les plus rapides pour laisser leurs chances aux autres.

Mais l’équipage de la Toyota N°7 a à cœur de prendre sa revanche sur sa défaite de l’an dernier dans les derniers tours de la course face à la voiture sœur. Trois fois 2e en 2019, 2018 et 2017, « Koba », un ex-pilote de Formule 1, entend bien monter cette fois-ci sur la plus haute marche du podium dimanche.

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Ces deux dernières années, c’est le double champion du monde de F1 Fernando Alonso qui avait eu cet honneur avec Sébastien Buemi et Kazuki Nakajima. L’Espagnol prépare maintenant son retour en F1 avec Renault l’an prochain et a fait l’impasse sur l’épreuve mancelle. Il a cédé son baquet au Néo-Zélandais Brendon Hartley, vainqueur avec Porsche en 2017.

La particularité du Mans est aussi la présence des pilotes amateurs, ou « bronze », dont un doit figurer dans l’équipage des voitures LM GTE AM.

La « dangerosité » de la participation d’amateurs

Il y a cette année seulement cinq voitures engagées dans la catégorie reine LMP1, 24 en LMP2, 22 en LM GTE AM et 8 en LM GTE PRO, soit 59 au total.

« Les pilotes professionnels savent comment faire avec le trafic, mais lors de la séance d’essais libres nocturne, jeudi, c’était un peu le bordel », souligne Sébastien Buemi qui l’explique par le moindre nombre de courses disputées en raison de la pandémie. « Les pilotes amateurs ne savent pas où aller, ils conduisent au milieu, c’est très dangereux. Et en plus, cette année, on aura onze heures de conduite de nuit », rappelle le pilote suisse.

En LMP2, la course se révélait beaucoup plus disputée qu’en LMP1. C’est l’Aurus de Vergne/Rusinov/Jensen qui menait juste devant l’Oreca de Brundle/Owen/Van Uitert.

En LM GTE PRO, le plateau est réduit à sa portion congrue avec l’absence des Corvette, Ford et autres BMW, mais les Porsche, Aston Martin et Ferrari devraient se battre à couteaux tirés pour la première place de la catégorie, une situation similaire en LM GTE AM. Après sept heures de course c’est une Ferrari qui menait en LM GTE PRO (Bird/Molina/Rigon) et une Aston Martin en LM GTE AM (Dalla Lana/Farfus/Gunn).

Si cette édition n’offre pas un plateau exceptionnel, l’Automobile Club de l’Ouest (ACO), l’organisateur des 24 Heures, regarde vers l’avenir. La nouvelle catégorie Hypercar, qui doit faire son apparition en 2022, semble de nature à attirer d’autres grands constructeurs : outre Toyota, Peugeot a déjà annoncé son retour au Mans avec ces nouveaux bolides.

Le Monde avec AFP



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