A Gonesse, l’abandon du projet d’EuropaCity ne règle pas le problème de l’artificialisation des terres agricoles – BNH Culture

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Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées contre le projet d'aménagement du Triangle de Gonesse, à Gonesse (Val-d'Oise), dimanche 17 janvier.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées contre le projet d'aménagement du Triangle de Gonesse, à Gonesse (Val-d'Oise), dimanche 17 janvier.
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées contre le projet d’aménagement du Triangle de Gonesse, à Gonesse (Val-d’Oise), dimanche 17 janvier. Photo : R. Bx.

L’abandon par Emmanuel Macron du projet d’EuropaCity – un mégacentre commercial et de loisir –, en novembre 2019, ne signifie pas que les terres agricoles du Triangle de Gonesse (Val-d’Oise), qui lui étaient destinées, ne seront pas artificialisées. « La victoire, ce sera quand le projet de gare sera abandonné, quand la zone d’activité le sera aussi, a déclaré dimanche 17 janvier, devant plusieurs centaines de manifestants, Bernard Loup, le président du Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG), non loin de l’emplacement prévu pour la future gare.

Celle-ci se trouverait sur la future ligne 17 du métro, qui reliera Le Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) en passant notamment par l’aéroport de Roissy et Le Bourget, selon le schéma du Grand Paris Express. Mais, destinée à l’origine à la desserte d’EuropaCity, quelle serait son utilité demain ?, s’interrogent les opposants. « On ne fait pas une gare en plein champ quand on ne sait pas pourquoi ou pour qui, s’insurge Bernard Loup. Nous ne sommes pas opposés au passage de la ligne 17, mais cette gare entraînera la construction d’une zone d’activité qui détruira les terres agricoles. »

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Parmi les manifestants, des fidèles de la lutte comme l’eurodéputé d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Yannick Jadot, la députée de La France insoumise (Seine-Saint-Denis) Clémentine Autain, de nombreux élus venus de communes voisines, telle la maire adjointe (EELV) de Montreuil (Seine-Saint-Denis), Mireille Alphonse, qui a présenté une délibération de son conseil municipal, votée le 9 décembre 2020, pour soutenir le projet Carma (Coopération pour une ambition rurale métropolitaine et agricole) mis en avant par les opposants. « Il nous faut conserver ces terres pour développer une agriculture paysanne de qualité, dotée de filières courtes, et assurer ainsi une alimentation de qualité, durable, à ceux qui en sont dépourvus », avance Mireille Alphonse.

« Patrimoine commun »

Dimanche, pataugeant dans la boue, les manifestants ont écouté l’écrivaine Marie Desplechin lire le « Serment du Triangle de Gonesse », avec lequel les signataires s’engagent à défendre les 110 hectares, actuellement prévus pour la gare et la zone d’activité. « Ces 110 hectares doivent être considérés comme un patrimoine commun. » Le projet Carma veut garantir la vocation agricole de la zone. Sur les 670 hectares du triangle, il vise à assurer la production, biologique, la transformation des produits agricoles, dans une volonté de circuits courts pour assurer l’autonomie alimentaire des villes.

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