Après l’attentat de Nice, deux nouvelles arrestations

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Valery HACHE / AFP

Six personnes sont désormais en garde à vue dans l’enquête sur l’attentat au couteau à Nice (ici devant la basilique Notre-Dame de l’Assomption le 31 octobre).

TERRORISME – Deux hommes âgés de 25 et 63 ans ont été interpellés, portant à six le nombre de personnes placées en garde à vue dans l’enquête sur l’attaque mortelle au couteau dans la basilique de Nice, a appris l’AFP ce dimanche 1er novembre de source judiciaire.

Les deux hommes ont été interpellés samedi en fin d’après-midi au domicile d’un individu arrêté quelques heures plus tôt, vers 15 heures, à Grasse (Alpes-Maritimes), a précisé cette source. Ce dernier, un ressortissant tunisien de 29 ans, est soupçonné d’avoir côtoyé l’assaillant, Brahim Issaoui.

Trois autres suspects étaient toujours en garde à vue dimanche: un homme de 47 ans, arrêté jeudi soir après avoir été vu aux côtés de l’agresseur sur des images de vidéosurveillance la veille de l’attaque, et un individu de 35 ans, interpellé vendredi à Nice pour avoir été en contact avec Brahim Issaoui.

Le cousin du deuxième suspect, âgé de 33 ans, présent à son domicile au moment d’une perquisition des policiers, a aussi été arrêté.

“Encore trop tôt pour savoir s’il a bénéficié de complicité”

Brahim Issaoui, un Tunisien de 21 ans, gravement blessé par balles par une patrouille de la police municipale, n’a pu être entendu par les enquêteurs.

Jeudi, à 8h29, il est entré dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption, dans le centre-ville, où il a égorgé une femme de 60 ans, Nadine Devillers, et le sacristain, Vincent Loquès, âgé de 55 ans. Une mère de famille brésilienne de 44 ans, Simone Barreto Silva, poignardée à plusieurs reprises, est décédée dans un restaurant à proximité où elle s’était réfugiée.

Selon une source proche de l’enquête, Brahim Issaoui est arrivé à Nice mardi et a été repéré par des caméras de vidéosurveillance à proximité de la basilique la veille des faits. 

“Il est encore beaucoup trop tôt pour savoir s’il a bénéficié de complicité, quelles ont été ses motivations pour venir en France et quand cette idée a germé en lui”, avait dit à l’AFP samedi une autre source proche du dossier. “La poursuite de l’analyse” des deux téléphones retrouvés dans ses affaires et “l’enquête côté tunisien” seront “déterminantes”, avait ajouté cette source.

Brahim Issaoui, qui avait des antécédents judiciaires de droit commun -violence et drogue-, avait quitté mi-septembre la ville de Sfax, au centre du pays, où il vivait avec sa famille. Arrivé clandestinement en Europe par l’île italienne de Lampedusa le 20 septembre, il aurait débarqué sur le continent, à Bari, dans le sud de l’Italie, le 9 octobre.  

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