Attila, pour les voix graves essentiellement « À Emporter « ResMusica

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Giuseppe Verdi (1813-1901) : Attila. Dramma lirico en un prologue et trois actes, sur un livret de Temistocle Solera et Francesco Maria Piave. Avec : Ildebrando D’Arcangelo, Attila ; George Petean, Ezio ; Liudmyla Monastyrska, Odabella ; Stefano La Colla, Foresto ; Stefan Sbonnik, Uldino ; Gabriel Rollinson, Leone. Chœur de la Radio Bavaroise (chef de chœur : Stellario Fagone). Orchestre de la Radio de Munich, direction : Ivan Repušić. 2 CD BR Klassik. Enregistré le 13 octobre 2019 au Prinzregententheater de Munich. Notice de présentation en allemand et anglais. Durée : 64:06 et 37:20

Dans Attila, œuvre de jeunesse de Verdi, Ildebrando D’Arcangelo n’a aucun mal à surclasser ses partenaires. On retiendra donc ce CD davantage comme le témoignage d’une belle prestation que comme une interprétation définitive d’un ouvrage inégal, mais non dénué de beautés.

AttilaDe Boris Christoff à Ildar Abdrazakov, en passant par Nicolaï Ghiaurov, Ruggero Raimondi, Nicola Ghiuselev, Yevgeny Nesterenko ou Samuel Ramey, toutes les basses verdiennes ont souhaité un jour s’illustrer dans un des rares rôles titres du répertoire de basse, celui de l’Attila de Verdi.

Ildebrando D’Arcangelo avait déjà montré au DVD qu’il était aujourd’hui un des interprètes idéaux pour un tel personnage : voix noire et riche en harmoniques, insolence de la vocalise, égalité du timbre sur toute la ligne. Il était en effet indispensable de préserver une prestation pour le CD. À ses côtés, seul le baryton George Petean est vraiment à la hauteur de sa mission, comme l’interprète l’avait déjà montré à la Scala, face à l’Attila d’Ildar Abdrazakov. La beauté du timbre, l’élégance des phrasés et surtout la facilité déconcertante de l’aigu en font assurément un des grands barytons verdiens du moment.

Le reste de la distribution, malheureusement, n’est pas digne de ces deux têtes d’affiche. Passons à la rigueur sur le Foresto de Stefano La Colla, coupable essentiellement d’un manque de nuances, d’un style relâché et d’une voix à la projection dure et monolithique. L’Odabella de Liudmyla Monastyrska est à la limite du supportable, et rien ne pourra justifier cette voix trémulante, ces aigus criés et ces vocalises savonnées. La difficulté redoutable du rôle n’excuse pas tout.

Saluons en revanche la qualité de Chœur de la Radio Bavaroise, ainsi que la direction énergique et effervescente du chef Ivan Repušić à la tête de l’Orchestre de la Radio de Munich. Rien à voir cependant, si l’on se prête au jeu des comparaisons avec d’autres versions discographiques, avec la théâtralité de Giuseppe Sinopoli à l’Opéra de Vienne, ou l’exigence musicale démontrée autrefois à la Scala par Riccardo Muti.

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Giuseppe Verdi (1813-1901) : Attila. Dramma lirico en un prologue et trois actes, sur un livret de Temistocle Solera et Francesco Maria Piave. Avec : Ildebrando D’Arcangelo, Attila ; George Petean, Ezio ; Liudmyla Monastyrska, Odabella ; Stefano La Colla, Foresto ; Stefan Sbonnik, Uldino ; Gabriel Rollinson, Leone. Chœur de la Radio Bavaroise (chef de chœur : Stellario Fagone). Orchestre de la Radio de Munich, direction : Ivan Repušić. 2 CD BR Klassik. Enregistré le 13 octobre 2019 au Prinzregententheater de Munich. Notice de présentation en allemand et anglais. Durée : 64:06 et 37:20

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