Biélorussie : l’Union européenne s’accorde pour sanctionner Alexandre Loukachenko

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Au lendemain d’une intervention policière, la plus violente des dernières semaines, à Minsk, pour disperser les milliers de manifestants dénonçant la réélection en août d’Alexandre Loukachenko, les ministres des affaires étrangères européens se sont entendus, lundi 12 octobre, à Luxembourg, afin de sanctionner le président biélorusse pour la répression menée dans son pays, ont fait savoir deux sources diplomatiques.

« Un accord politique a été trouvé pour élargir la liste des sanctions avec l’ajout du président Loukachenko », ont rapporté ces sources. « Des membres de la famille du président et des juges seront également sanctionnés », a-t-on précisé. La décision doit encore être finalisée et publiée au Journal officiel de l’Union européenne (UE) pour entrer en vigueur.

Le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, avait réclamé l’adoption de nouvelles mesures lors de son arrivée à Luxembourg pour une réunion avec ses homologues. « Rien ne s’est amélioré en Biélorussie. La violence du régime de Loukachenko et l’arrestation de manifestants pacifiques se poursuivent. J’ai suggéré que nous lancions un nouveau paquet de sanctions et que Loukachenko fasse partie des personnes sanctionnées », avait-il annoncé.

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Mouvement de contestation historique

L’UE a déjà sanctionné quarante responsables du régime, dont le ministre de l’intérieur et son adjoint, accusés d’être impliqués dans la répression et le trucage de l’élection présidentielle du 9 août dont l’UE ne reconnaît pas le résultat. Le président biélorusse n’y figurait pas afin de le contraindre à accepter une médiation de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et à engager des discussions avec l’opposition pour organiser une nouvelle élection.

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Plusieurs pays de l’UE ont par ailleurs rappelé leurs ambassadeurs pour consultations en signe de solidarité avec la Pologne et la Lituanie, contraintes par Minsk de réduire le nombre de leurs diplomates en poste dans la capitale biélorusse. L’UE veut « coordonner son action » de protestation, « mais cherche également à maintenir un lien avec la société civile, victime de la répression », a-t-on expliqué de source diplomatique.

Le mouvement de contestation historique en Biélorussie, déclenché par des soupçons de fraudes massives lors de la présidentielle du 9 août, rassemble tous les dimanches des dizaines de milliers de personnes depuis deux mois.

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Le Monde avec AFP



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