Covid-19 : « aggravation brutale » de l’épidémie en Polynésie française

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La Polynésie française fait face à « une aggravation brutale de l’épidémie », a estimé le haut-commissaire de la République Dominique Sorain, vendredi 16 octobre, alors que le président du gouvernement local, Edouard Fritch, est à l’isolement après avoir été testé positif au Covid-19 il y a une semaine.

Selon la direction locale de la santé, le taux d’incidence, qui décompte le nombre de cas sur sept jours pour 100 000 habitants, a atteint mercredi 409, un niveau qui le place parmi les plus élevés de France, et grimpe même à près de 500 chez les 15-44 ans, alors que le taux de reproduction est désormais de 1,4, soit bien au-dessus de la limite fixée par les scientifiques afin d’éviter une hausse du nombre de cas. Signe de cette accélération des contaminations, l’ancien président du gouvernement local, Gaston Flosse, 89 ans, a également été contaminé par le virus.

Le territoire connaît également une forte hausse du nombre d’hospitalisations, faisant craindre une saturation, possiblement courant novembre, alors que le centre hospitalier de Tahiti peut accueillir 200 malades du nouveau coronavirus et 60 en réanimation.

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Plus inquiétant, le virus a commencé à se propager dans de petites îles, sans doute à la faveur des élections sénatoriales du 27 septembre, à l’issue desquelles plusieurs élus venus voter à Papeete se sont révélés positifs au SARS-CoV-2 à leur retour sur leur île.

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Le couvre-feu n’est pas envisagé

Disséminées sur un territoire grand comme l’Europe, les îles de l’archipel n’ont pas nécessairement les moyens sanitaires pour lutter contre l’épidémie, alors que la population polynésienne cumule de nombreux facteurs aggravants, parmi lesquels le diabète, l’obésité ou les maladies cardio-vasculaires.

Si un reconfinement n’est pas envisagé, l’état d’urgence sanitaire, décrété dans la métropole, s’applique également en Polynésie mais implique des mesures qui étaient déjà en place dans cette collectivité. Le couvre-feu, qui débute samedi à Paris et dans huit métropoles françaises, n’est en revanche pour l’heure pas envisagé. Mais plusieurs activités, parmi lesquelles les jeux de bingo et les combats de coqs, très populaires dans l’archipel, sont désormais interdites.

Le gouvernement local et le haut-commissaire doivent rencontrer lundi les maires afin de décider d’un éventuel couvre-feu. La Polynésie comptait vendredi 939 cas actifs pour une population de 280 000 habitants. Au cours des trois derniers mois, au moins 3 735 personnes ont été contaminées et 14 sont mortes du Covid-19.

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Le Monde



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