Covid-19 dans le monde : la Chine confrontée à la pire résurgence de l’épidémie depuis mars 2020 – Le Monde

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Vue aérienne des installations de quarantaine en cours de construction, à Shijiazhuang, le 16 janvier 2021.

Vue aérienne des installations de quarantaine en cours de construction, à Shijiazhuang, le 16 janvier 2021.
Vue aérienne des installations de quarantaine en cours de construction, à Shijiazhuang, le 16 janvier 2021. STR / AFP

La pandémie a fait plus de deux millions de morts dans le monde depuis que le bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine a fait état de l’apparition de la maladie à la fin de décembre 2019, selon un bilan établi par l’Agence France-Presse (AFP) à partir de sources officielles, mardi 19 janvier à midi. Près de 95,5 millions d’infections ont été officiellement diagnostiquées et l’apparition de nouveaux variants du virus, plus contagieux, fait craindre le pire.

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché, tant par le nombre de morts que de cas, avec plus de 399 000 décès, suivis par le Brésil (plus de 210 300 morts), l’Inde (152 500), le Mexique (141 200) et le Royaume-Uni (89 800). Parmi les pays les plus durement touchés, la Belgique est celui qui déplore le plus grand nombre de morts par rapport à sa population, avec 177 décès pour 100 000 habitants, suivie par la Slovénie (154), la République tchèque (137), la Bosnie (137), l’Italie (137).

Ces chiffres sont globalement sous-évalués. Ils se fondent sur les bilans quotidiens des autorités nationales de santé, sans inclure les réévaluations fondées sur des bases statistiques.

  • Cacophonie sur la réouverture des frontières américaines

Des passagers arrivant à l’aéroport international de New York, le 22 décembre 2020.

Des passagers arrivant à l’aéroport international de New York, le 22 décembre 2020.
Des passagers arrivant à l’aéroport international de New York, le 22 décembre 2020.Des passagers arrivant à l’aéroport international de New York, le 22 décembre 2020.
Des passagers arrivant à l’aéroport international de New York, le 22 décembre 2020. KENA BETANCUR / AFP

A deux jours de l’investiture de Joe Biden, le président sortant a décidé de rouvrir les frontières américaines à compter du 26 janvier. Cette annonce, lundi 18 janvier, concerne les ressortissants européens de l’espace Schengen, les Britanniques, les Irlandais ainsi que les Brésiliens.

L’information a été rapidement contredite par Jen Psaki, la porte-parole de Joe Biden. « Ce n’est pas le moment de lever les restrictions sur les déplacements internationaux », a-t-elle déclaré sur son compte Twitter. « Sur les conseils de notre équipe médicale, le [futur] gouvernement n’entend pas lever ces restrictions le 26 janvier. » Elle a également ajouté : « D’ailleurs, nous prévoyons de renforcer les mesures de santé publique appliquées aux voyages internationaux pour lutter encore davantage contre la diffusion du Covid-19. »

La décision de Donald Trump est liée à l’instauration, à la même date, d’une obligation de présenter un test négatif de dépistage du coronavirus à l’entrée sur le territoire américain, a rapporté le chef de l’Etat dans un communiqué. En revanche, le président américain sortant n’a pas levé les restrictions pour les voyageurs non américains en provenance de Chine ou d’Iran.

La plupart des citoyens étrangers s’étant rendus, dans les quatorze jours précédents, au Brésil, au Royaume-Uni, en Irlande et dans les vingt-six pays de l’espace Schengen ne sont pas autorisés à entrer aux Etats-Unis.

  • Des restrictions envisagées et renforcées

L’Allemagne s’apprêtait, mardi, à durcir les restrictions. Pour la deuxième fois en trois semaines, la chancelière Angela Merkel doit se concerter dans l’après-midi avec les dirigeants des seize Etats régionaux en vue d’un nouveau tour de vis. Une réunion avancée en raison des craintes liées aux mutations du virus. Parmi les arbitrages en vue entre régions et Etat fédéral : des restrictions de circulation, alors qu’aucun couvre-feu à l’échelle nationale n’a jamais été décrété jusqu’ici. Berlin devrait également exhorter les entreprises à recourir massivement au télétravail pour leurs salariés. Les autorités semblent également décidées à imposer le port de masques FFP2 dans les bus, tramways, métros et tous les transports.

De son côté, le Sénégal a prolongé pour au moins huit jours le couvre-feu nocturne (de 21 heures à 5 heures) en vigueur depuis début janvier dans deux régions, dont Dakar. Cette décision, annoncée à la télévision publique par le ministre de l’intérieur, Antoine Félix Diome, maintient une mesure qui devait, à l’origine, expirer lundi soir.

La capitale de la Colombie sera à nouveau sous couvre-feu nocturne dès 20 heures (heure locale) à partir de mardi et jusqu’au 28 janvier et en confinement total le week-end prochain pour la troisième fois de suite, a annoncé la maire de Bogota, Claudia Lopez.

  • La Chine confrontée à la pire résurgence de l’épidémie depuis mars 2020

La Chine a recensé 118 nouveaux cas confirmés de contamination au coronavirus au cours des vingt-quatre dernières heures, contre 109 un jour plus tôt, ont rapporté mardi les autorités sanitaires. Dans un communiqué, la Commission nationale de la santé a annoncé avoir enregistré 106 transmissions locales, dont 43 signalées à Jilin, dans la province du nord-est, causée par un vendeur infecté qui faisait des allers-retours avec la province voisine de Heilongjiang, site d’un précédent foyer d’infections, où 27 nouvelles infections ont été recensées mardi. Selon les données de la Commission, plus de 89 000 infections ont été officiellement confirmées en Chine continentale.

Des dizaines de millions de personnes ont été confinées dans des villes du nord de la Chine où des tests de dépistage sont effectués en masse, pour éviter que des infections non détectées puissent se propager rapidement pendant les prochaines vacances du Nouvel An lunaire, en février.

A 300 kilomètres au sud de Pékin, à Shijiazhuang, chef-lieu de la province du Hebei (nord), des centaines d’ouvriers construisent actuellement vingt-quatre heures sur vingt-quatre un centre de quarantaine géant. Des images qui rappellent la construction d’un immense hôpital au début de 2020 à Wuhan.

  • Nouvelles campagnes de vaccination

Les Etats membres de l’Union européenne (UE) doivent accélérer leur campagne de vaccination afin que 70 % des adultes soient vaccinés cet été, a déclaré mardi la Commission européenne. A quarante-huit heures d’une nouvelle réunion des dirigeants de l’UE sur la coordination de la lutte contre le coronavirus, l’exécutif communautaire recommande également de vacciner d’ici au mois de mars « au moins 80 % des personnes de plus de 80 ans » et 80 % des professionnels de santé et de l’aide sociale de chacun des pays membres, précise-t-elle dans un communiqué.

Le Danemark a annoncé, mardi, remonter les sans-abri dans l’ordre prioritaire d’accès au vaccin contre le Covid-19, après des appels, en ce sens, d’associations et d’élus en raison du risque particulier pour cette population fragile. La stratégie vaccinale danoise, déployée depuis le 27 décembre et actuellement la plus rapide de l’UE, compte douze groupes, dont les cinq premiers peuvent actuellement se voir proposer le vaccin, selon la région dans laquelle ils résident. « Les sans-abri et les personnes socialement défavorisées particulièrement à risque sont vaccinés dans la catégorie 5 », a précisé le ministère des affaires sociales et de l’intérieur dans un communiqué. Près de 3 % de la population danoise a, désormais, reçu une première dose de vaccin contre le Covid-19 et 0,05 % une seconde, ce qui place le Danemark en tête des pays de l’Union européenne.

L’Argentine, elle, a envoyé lundi au Mexique le principe actif nécessaire à l’élaboration de quelque six millions de doses du vaccin contre le Covid-19 développé par le laboratoire britannique AstraZeneca et l’université d’Oxford, a annoncé le gouvernement mexicain. Grâce à cet envoi, la finalisation au Mexique de ce vaccin sera possible, a précisé sur son compte Twitter le ministre mexicain des affaires étrangères, Marcelo Ebrard. Le régulateur sanitaire mexicain Cofepris avait autorisé, le 4 janvier, le recours à ce vaccin, qui devrait être disponible à partir de mars, en fonction des capacités de production des fabricants. Son « principe actif » est produit en Argentine par la firme de biopharmacie mAbxience avant d’être expédié au Mexique, où le vaccin sera produit par le laboratoire Liomont.

Pour sa part, la Serbie est devenue mardi le premier pays d’Europe à administrer le vaccin chinois Sinopharm contre le nouveau coronavirus et a lancé une campagne de vaccination massive. Selon les autorités, quelque 300 postes de vaccination ont été mis en place dans les principales villes serbes afin d’injecter les trois vaccins dont elle dispose désormais, avec le russe Spoutnik V et l’américano-allemand Pfizer-BioNTech. 

Le Monde avec AFP, AP et Reuters



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