COVID-19: les règles resserrées dans toutes les unités d’oncologie du Québec

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Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a resserré les règles pour les employés non vaccinés qui travaillent à l’hôpital Fleurimont de Sherbrooke, en Estrie, jeudi, après le décès de quatre patients hospitalisés au département d’oncologie.

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Désormais, les unités d’oncologie figureront dans l’arrêté ministériel qui oblige le personnel soignant de certaines zones chaudes, comme la pneumologie, les soins intensifs ou encore l’urgence à subir des tests préventifs 3 fois par semaine s’ils ne sont pas vaccinés.

C’est ce que réclamaient d’ailleurs dans une lettre ouverte, mercredi, 15 médecins du CHUS Fleurimont.

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Un peu plus de 24 heures plus tard, leur message a été entendu.

«Premier choix: vous vous faites vacciner. Deuxième choix, vous vous faites tester 3 fois par semaine si vous n’êtes pas vaccinés et si ça ne fonctionne pas on vous replace ailleurs et s’il n’y a pas de place, vous n’êtes plus à l’emploi», a lancé comme avertissement le ministre de la Santé.

Trop tard pour 4 familles endeuillées

Si cette annonce est une bonne nouvelle pour les patients qui seront désormais traités en oncologie, elle arrive trop tard pour les proches des 4 patients décédés.

Parmi eux, Jocelyn Laliberté qui a perdu sa conjointe Céline Hade le 7 juin dernier. La dame de 67 ans était traitée pour un lymphome diffus à grandes cellules. Elle en était à son avant-dernier traitement.

«Elle était en guérison. L’oncologue lui avait dit il vous reste juste une petite masse qui semble inerte alors mois je lui répétais tout le temps: Au mois de juillet on va en rire de ton cancer, de tes problèmes. Tout va être derrière nous. À la dernière minute elle a reçu une jambette et elle ne s’est jamais relevée», a confié M.Laliberté.

Même scénario pour Suzanne Bérard-Desautels, âgée de 69 ans. Elle combattait un cancer des os, mais son médecin lui donnait encore de 10 à 15 belles années devant elle. Son fils, Marc Desautels avoue même qu’elle avait commencé à planifier un voyage avec ses amies en 2022.

«C’est plate et c’est quand même des vies qui sont perdues par non-précaution, disons…des précautions de base», a dit M. Desautels.

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