Covid-19: Paris prêt à vacciner 500.000 personnes dès janvier

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NICOLAS MESSYASZ via Getty Images

La maire de Paris Anne Hidalgo, ici photographiée fin octobre à l’occasion d’une conférence de presse, a prévu un plan pour vacciner en priorité les personnes âgées et les personnels soignants. Si le vaccin est disponible, ce pourrait être dès janvier. 

CORONAVIRUS – La mairie de Paris se tient prête à vacciner 30 à 40% de la population parisienne contre le Covid-19 à partir de janvier, en ciblant “les plus de 65 ans et les plus fragiles”, a annoncé ce vendredi 20 novembre l’adjointe à la Santé Anne Souyris.

Le scénario étudié par la mairie de Paris est celui d’une “vaccination de 30 à 40% de la population”, celle qui est considérée comme prioritaire, dès “début janvier” voire en décembre si un vaccin est disponible.

Personnes âgées et soignants prioritaires

Suivra “une deuxième phase de vaccination” pour le reste des plus de deux millions de Parisiens, qui “se ferait en médecine de ville”, a ajouté Anne Souyris lors d’une visioconférence avec la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, les maires d’arrondissement et le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, à laquelle l’AFP a pu participer.

Pour mener cette campagne, cinq sites de la Ville seront réquisitionnés, a précisé Anne Souyris sans les détailler.

Cette “campagne de vaccination, beaucoup plus rapide” que d’autres scénarios envisagés dans un premier temps par l’Hôtel de Ville et la préfecture de police, permettrait au public prioritaire d’être vacciné sur “convocation de la CPAM”, a-t-elle indiqué. “Les personnels soignants seront également prioritaires mais ne seraient pas pris en charge dans les centres dédiés”, a ajouté l’élue écologiste.

Éviter une troisième vague en faisant évoluer la stratégie de déconfinement

Anne Hidalgo, qui doit présenter la semaine prochaine sa stratégie sanitaire, a évoqué ce scénario jeudi matin lors d’une rencontre avec le Premier ministre Jean Castex. Puis lors de la réunion de ce vendredi, le professeur Jean-François Delfraissy a insisté sur l’impératif de “continuer les mesures de santé publique pour limiter la circulation du virus”.

“On va se retrouver début janvier, pas avant, autour de 5.000 contaminations par jour” après “cette phase un peu complexe du deuxième confinement et probablement d’un couvre-feu”, a-t-il ajouté. “Si on refait la même chose que nous avons fait au cours de l’été, il y aura une troisième vague au mois de mars”, a-t-il averti, ajoutant qu’il fallait “optimiser la stratégie tester-tracer-isoler et repenser les questions de l’isolement” pour “mieux faire que ce que nous avons fait jusque maintenant”. En outre, “il faut que les citoyens, les grandes métropoles et les élus soient associés dès maintenant” pour obtenir une adhésion, a-t-il encore estimé. “Qu’on sorte de ces décisions du haut vers le bas!”

Comme révélé dans Le Monde daté de vendredi, la mairie de Paris va mettre en place un “panel de citoyens”, proposé par un institut de sondage et sorte d’échantillon représentatif de la population, et “un comité consultatif”, pour élaborer des décisions sanitaires avec les élus et obtenir une adhésion des citoyens.

La France ne pourra pas vacciner immédiatement toute la population

Ce vendredi également, Elisabeth Bouvet, présidente de la commission technique des vaccinations de la Haute autorité de Santé a ajouté qu’en France, une fois les vaccins disponibles, tous les publics prioritaires pourraient être vaccinés dans les premiers mois de l’année 2021. “Nous ne craignons pas une pénurie”, a-t-elle ajouté. 

“On table sur deux ou trois mois pour cette étape de vaccination des personnes qui sont visées prioritairement. Ce serait donc les premiers mois de 2021”, a ainsi déclaré Elisabeth Bouvet au cours d’un point presse en ligne. “On n’aura pas immédiatement accès à des doses permettant de vacciner l’ensemble de la population, mais (…) je pense que nous ne nous trouverons pas dans une problématique de pénurie”, a-t-elle ajouté, au vu des accords de pré-commande conclus par l’Union européenne avec plusieurs laboratoires.

Cette commission technique des vaccinations (CTV) prévoit de publier “vers le 30 novembre” ses recommandations finales sur les publics à vacciner en priorité puis, “probablement vers la mi-décembre”, son avis définitif sur l’organisation de la campagne vaccinale, actuellement en cours de consultation publique.

“On n’en est pas à dire qui on va vacciner en priorité, parce que le travail est en cours. Mais (…) il y a quand même un consensus pour dire” que ce sera “les professionnels de santé et du médico-social au contact direct des malades et ceux les plus à risque de forme grave de la maladie”, a rappelé Daniel Floret, vice-président de la CTV.

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