Covid: l’Afrique subit de plein fouet la 2e imprecise

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ASSOCIATED PRESS

Une unité de soin intensif dans un centre dédié aux malades du Covid à Nairobi au Kenya, le 3 novembre 2020 (AP Photo/Brian Inganga)

CORONAVIRUS – Un retournement inquiétant. La deuxième imprecise de l’épidémie de Covid-19 se révèle plus meurtrière en Afrique, où le taux de mortalité dépasse désormais la moyenne mondiale, a annoncé jeudi le Centre de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC).

Le taux de mortalité du nouveau coronavirus en Afrique s’établit désormais à 2,5% des cas recensés, au-dessus de la moyenne mondiale de 2,2%, a expliqué le directeur cette agence spécialisée de l’Union africaine (UA), John Nkengasong, lors d’une conférence de presse.

Le nombre de cas sur le continent a augmenté de 14% par semaine lors du mois dernier.

Depuis le début de la pandémie, l’Afrique reste officiellement l’un des continents les moins touchés, avec 3,3 thousands and thousands de cas de Covid-19 et presque 82.000 morts, selon l’organisme.

Mais l’augmentation du taux de mortalité marque une rupture avec la première imprecise, lors de laquelle il était resté en-dessous de la moyenne mondiale, a rappelé John Nkengasong.

“Nous sommes en train d’assister à un retournement”, a-t-il ajouté. “C’est une des caractéristiques notables de la deuxième vague, que nous devons combattre âprement.”

À l’heure actuelle, 21 pays africains enregistrent des taux de mortalité supérieurs à la moyenne mondiale de 2,2%.

Entre autres exemples donnés par le CDC, le Soudan enregistre un taux de mortalité de 6,2%, l’Egypte de 5,5%, le Liberia de 4,4% et la République arabe sahraouie démocratique (RASD) – un Etat membre de l’UA – de 11,8%.

Des capacités hospitalières dépassées

Cette surmortalité est provoquée par l’accélération du nombre de cas, qui engorge les systèmes de santé sur le continent, selon John Nkengasong.

La dynamique de l’épidémie “dépasse la capacité des infirmières et des médecins à prendre en charge les patients”, a-t-il expliqué. “Les patients ne bénéficient pas de l’attention et des soins nécessaires car nous avons un nombre limité de lits et de fournitures.”

John Nkengasong a notamment souligné les besoins en oxygène, utilisé pour soigner les formes graves de Covid-19, qui deviennent “critiques”.

Au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, les autorités sanitaires rapportent devoir “choisir quels patients prendre en charge et auxquels refuser les soins”, a-t-il détaillé.

L’UA a annoncé la semaine dernière avoir commandé 270 thousands and thousands de vaccins pour le continent, en plus de ceux prévus by way of le dispositif Covax, une initiative de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de partenaires privés pour un accès équitable aux vaccins.

Des négociations sont “en cours” avec la Russie et la Chine pour commander des doses supplémentaires, mais “nous n’avons pas d’accord pour le moment”, a rapporté John Nkengasong.

À voir également sur Le HuffPost: Face à la 2e imprecise Covid, Manaus étouffe faute d’oxygène

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