Des ONG accusent l’Italie de retarder une opération de secours de migrants en Méditerranée

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« Ce serait le cinquième navire de sauvetage à être immobilisé par les autorités portuaires italiennes, en l’espace de cinq mois », déplore Médecins sans frontières. L’association accuse, aux côtés des ONG Sea-Watch et United4Rescue, les autorités italiennes de bloquer le Sea-Watch 4, qui s’apprêtait à aller porter secours à des migrants en mer Méditerranée avant de se voir interdire de quitter le port de Palerme, en Sicile, après une inspection des autorités.

En cause, la capacité du navire et son système de mesures sanitaires, qui, selon la justification des inspecteurs, ne permettaient pas de faire monter à bord autant de migrants que le navire s’apprêtait à en accueillir, au vu du nombre de gilets de sauvetage contenus sur le bateau.

« Une manœuvre systématique pour empêcher les opérations de secours »

« Cette justification faiblarde montre encore une fois que l’inspection était non pas destinée à s’assurer de la sécurité du navire, mais une manœuvre systématique pour empêcher les opérations de secours dans la Méditerranée centrale », a déclaré Philipp Hahn, chef de mission sur le Sea-Watch 4. « Bien que les autorités nous aient demandé d’aider aux opérations de secours, elles bloquent maintenant encore un autre navire », a-t-il ajouté.

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Les ONG de secours aux migrants se heurtent de façon répétée aux autorités italiennes. L’Italie a longtemps été condamnée pour son refus d’accueillir des bateaux privés chargés de migrants dans les ports italiens. L’ancien ministre de l’intérieur Matteo Salvini est d’ailleurs menacé d’un procès pour avoir illégalement forcé des migrants à rester en mer.

Mais les choses ont changé en septembre dernier, à la suite d’un accord avec la France, l’Allemagne et Malte, et l’Italie autorise désormais officiellement l’arrivée dans ses ports de navires d’ONG.

Au cours des cinq dernières années, plus de 19 000 migrants sont morts en tentant la traversée risquée de l’Afrique vers l’Italie.

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Le Monde avec AFP



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