Emmanuel Macron ouvre la voie à un report des élections régionales de mars 2021

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Certains espéraient le sujet enterré, il ressurgit, plus actuel que jamais, au fil de la progression de l’épidémie de Covid-19 : le report des élections régionales et départementales. Si Emmanuel Macron n’a pas abordé directement la question dans son interview télévisée du mercredi 14 octobre, en privé, le chef de l’Etat fait plus qu’y réfléchir.

Il va même réunir prochainement une « commission de sages » impliquant tous les partis politiques, dans l’espoir d’aboutir à une décision consensuelle. Une manière, souligne-t-on dans l’entourage du chef de l’Etat, de répondre à l’inquiétude de certains élus locaux, soucieux d’un risque sanitaire qui rendrait « impossible la tenue d’un débat démocratique digne de notre République », selon les mots choisis par sept présidents de département dans une tribune publiée lundi dans Le Figaro. L’argumentaire est imparable : le chef de l’Etat préférerait maintenir la continuité démocratique, mais si la pression politique amène à favoriser un report, il s’y pliera.

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Vu le douloureux souvenir des municipales – un premier tour organisé dans la peur du virus, un second reporté de trois mois –, chacun aimerait, cette fois-ci, éviter la panique et les critiques. Certains estiment en effet que La République en marche (LRM), qui part de zéro à l’échelon régional, aurait intérêt à voir le vote retardé de quelques mois ou, pourquoi pas, plus franchement d’une année après la présidentielle.

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Décision « très anxiogène »

Les présidents de région sortants se montraient eux, jusqu’à présent, favorables à un maintien. En juin, l’idée d’un report, évoqué par Emmanuel Macron lors d’un déjeuner avec Renaud Muselier, président de Régions de France, et François Bonneau, président délégué, avait suscité l’ire des présidents de région. Cet automne, le parti présidentiel a déjà fait doucement monter le sujet, tout en tâchant d’éviter les procès en tactique électoraliste.

Certes, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, qui a reçu les chefs de parti sur ce sujet, se disait encore récemment plutôt favorable à un maintien du vote les 14 et 21 mars 2021. Mais le décret convoquant les élections tarde à paraître. Pour un proche du chef de l’Etat, « s’il n’y a pas de décret, c’est normal. Si vous annoncez le report, vous dites aussi aux Français que le problème Covid-19 ne sera pas réglé en mars prochain, ce qui est très anxiogène ».

Rien ne presse, donc. Mais comme le souligne le chef de file des sénateurs Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, statuer trop tard serait également préjudiciable : « S’il y a un risque élevé sur la tenue des élections, il faudra envisager le report. Mais il faudra le décider tôt et pas la veille du scrutin. »

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