En France, 1 lobby sur 5 vit dans un logement mal isolé

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Qu’est-ce que l’on considère comme un logement mal isolé ?

Un logement mal isolé est ce que l’on appelle une « passoire thermique », il laisse partir la chaleur l’hiver et ne garde pas l’air frais l’été, ce qui pose un double problème : écologique et économique.

Lorsque nous vivons dans un logement mal isolé, nous sommes contraints de laisser le chauffage à fond l’hiver, et de laisser la climatisation en continu l’été, ce qui entraîne une surconsommation de chauffage et de climatisation, et des factures très élevées pour les foyers.

Par ailleurs, comme ces logements mal isolés sont ceux qui coûtent le moins cher, ce sont les personnes qui ont le moins de moyens qui se retrouvent contraintes d’acheter ou de louer ces logements. Elles se retrouvent alors à devoir payer des factures de gaz et d’électricité bien plus élevées que la normale. Aujourd’hui, on estime qu’un ménage sur cinq est un logement mal isolé.

D’autre half ces logements mal isolés posent un problème écologique puisqu’ils aggravent l’impact écologique du parc immobilier. Selon un doc du ministère de la transition écologique, l’immobilier consomme environ 29% de l’énergie totale disponible en France, et 72% de cette énergie épuisée provient de ressources non-renouvelables : 11% de pétrole, 27% de gaz naturels, 34% de nucléaire.

C’est en particulier la surconsommation de pétrole et de gaz qui est problématique, automotive elle augmente directement la quantité de dioxyde de carbone (CO²) qui se libère dans l’atmosphère, ce qui a pour effet de polluer l’air et d’intensifier l’effet de serre.

La France a commencé à prendre conscience des passoires thermiques à partir de 1973. Suite au choc pétrolier, le gouvernement a affiché une volonté de faire baisser les dépenses en énergie des foyers pour des raisons économiques. À cette même période, la communauté scientifique a également commencé à prendre conscience des effets du dioxyde de carbone sur l’atmosphère et ses conséquences sur les écosystèmes.

Des recherches mèneront à la création du GIEC (Groupe d’consultants intergouvernemental sur l’évolution du climat) en 1988. Puis en 2007,  le « Diagnostic de Performance Energétique », ou DPE, a été mis en place. Ce système de notation va de A à G, et mesure les dépenses en KwH par année et par m² de tous les logements, ainsi que leurs émissions de gaz à effet de serre.

Cependant, ce diagnostic n’a aucune valeur légale, mais est obligatoire sur le contrat de vente ou de location, et permet de mettre les bâtiments les moins bien notés (entre F et G) dans la catégorie des « passoires énergétiques. »

C’est finalement à partir de novembre 2019, après la Convention Climat, que ce système de notation va devenir un level d’appui autour duquel devront tourner les transformations écologiques de l’immobilier.

La « loi énergie-climat » suggest alors plusieurs mesures :

  • interdiction d’augmenter le loyer d’une passoire thermique entre deux areas dès 2021.
  • classification des passoires thermiques comme « logement indécent » dès 2023.
  • obligation de rénover tous les logements classés entre F et G à la hauteur de E avant 2028.

Néanmoins, il est vrai que jusqu’ici le DPE n’était pas un indicateur précis. L’UFC – Que Choisir l’a démontré à différentes reprises ces dernières années. Leur dernière enquête (2017) signalait que « l’étude des 34 diagnostics réalisés dans 7 maisons situées aux quatre cash de la France [montre que] la classe énergétique est toujours à géométrie variable selon les diagnostiqueurs dont les prestations restent trop souvent folkloriques. […] le triste report s’établit à 3 lessons différentes pour un même bien : de E à G ! ».

L’Union swimsuit également de très près la réforme actuelle du DPE, et a conclu ce qui swimsuit :

« La conséquence immédiate de ce nouveau DPE, c’est que […] 600 000 logements chauffés à l’électricité quitteront leur statut de passoires énergétiques pour passer en E, et ce sans avoir le moins du monde réduit leurs consommations de chauffage ! Les occupants continueront à vivre dans l’inconfort et à faire face à des factures astronomiques, mais ils auront la satisfaction de ne plus habiter une passoire thermique, au sens officiel du terme. À l’inverse, 800 000 autres chauffés au fioul ou au gaz vont être rétrogradés en F ou G, devenir passoires thermiques, sans pour autant que leur consommation d’énergie augmente. […] Ce nouveau DPE est au remaining calibré pour pénaliser les émissions de gaz à effet de serre, […] pour avantager le bois mais aussi l’électricité qui est l’énergie de chauffage la plus onéreuse. ».

Ainsi la réforme du DPE pénalise les logements qui utilisent des énergies à hausse émission de carbone, comme le gaz naturel et le pétrole, et favorise l’énergie électrique et boisée, de sorte que le nombre complete de passoires énergétiques devant être rénovées d’ici 2028 ne diminue pas.

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Crédits photographs: Depositphotos

« 600 000 logements chauffés au fioul et 200 000 au gaz, jusqu’ici notés E, vont être dégradés en F, mais 600 000 autres chauffés à l’électricité et 200 000 au bois vont remonter de F en E » déclare ainsi Isabelle Rey-Lefebvre pour Le Monde. « Magie des chiffres, il reste toujours, en fin de compte, exactement le même nombre de passoires thermiques, 4,8 thousands and thousands, mais ce ne sont plus les mêmes. »

Ainsi, la nouvelle réforme du DPE reviendrait à « permettre aux logements chauffés à l’électricité de consommer 2,5 fois plus que le seuil du niveau G actuel. 

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