Encore 9 millions de masques textiles sur les bras des producteurs français

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ANNE-CHRISTINE POUJOULAT via Getty Images

Après la pénurie, la France a fait face à un surplus de masques textiles qui a un temps suscité les craintes des entrepreneurs français. Aujourd’hui, le stock d’invendus est passé de 40 millions début juin à 9 millions selon Agnès Pannier-Runacher. (photo prise à Marseille en avril 2020 dans une entreprise de fabrication de masques)

ACTUALITÉS – Le surplus de masques en textile en France se réduit peu à peu. Alors que le gouvernement serre la vis et que le port du masque est de plus en plus fréquemment exigé dans les espaces publics, Agnès Pannier-Runacher a annoncé ce lundi 12 octobre que le stock d’invendus s’était considérablement réduit passant de 40 à 9 millions. 

Après avoir cruellement manqué de masques sanitaires lors de la première vague de l’épidémie de covid, la France s’était retrouvée au mois de juin avec un stock de masques textiles invendus conséquent, qui avait suscité les craintes de la filière.

À l’époque, les entreprises du secteur avaient pointé du doigt un problème de “sur-commande” de l’État et des collectivités, ainsi que des commandes passées à l’étranger, le temps que les professionnels français s’équipent et lancent leur production. 

Selon la ministre déléguée en charge de l’industrie, le stock d’invendus a atteint jusqu’à 40 millions début juin. Mais désormais, “il n’y a plus que 9 millions de masques en stock”, a-t-elle assuré sur à l’antenne de Public Sénat. 

Avant de souligner que ce chiffre encore élevé était aussi lié “au fait qu’on n’adopte pas tous un masque textile. Par exemple sur ce plateau, je vois que vous n’avez pas tous des masques textiles”, a-t-elle relevé, soulignant que cela pouvait s’expliquer par des raisons de “praticité” ou parce que certains employeurs préféraient imposer un masque sanitaire.

“Je veux redire que les masques en textiles ont une filtration garantie, c’est un produit validé par l’agence nationale de sécurité du médicament, ils sont beaucoup plus fabriqués en France (…), ils sont plus écologiques et moins chers à l’usage que les masques sanitaires”, a vanté la ministre déléguée. 

Toutefois, si le nombre d’invendus avait un temps alerté les entreprises françaises, la recrudescence du nombre de cas et les mesures locales adoptées ont contribué à rassurer les industriels. 

 Mi-août, alors que le stock d’invendus avait déjà été diminué de moitié,  le président de l’Union des industries textiles (UIT) Yves Dubief observait “un regain, une demande nouvelle, suite aux décrets, aux arrêtés de port du masque dans des rues commerçantes, dans des lieux clos recevant du public”.

“Nous avons des masques disponibles en stock et nous savons (en) produire facilement”, avait-il rassuré, tout en incitant à privilégier les masques “made in France”. 

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