Espace: Pourquoi du sperme lyophilisé de souris a-t-il été stocké dans l’ISS

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Portland Press Herald via Portland Press Herald via Getty

L’objectif des scientifiques est d’analyser l’effet des radiations cosmiques sur la reproduction des mammifères (Photo d’illustration)

ESPACE – Si l’humain entreprend un jour de coloniser l’espace, il sera confronté à de nombreux défis et problèmes. Mais l’un d’entre eux pourrait l’empêcher de se reproduire: les radiations cosmiques auxquelles tout équipage risque d’être exposé lors d’un voyage interstellaire. Des scientifiques du CEA avait émis l’hypothèse qu’à haute dose, ces radiations pourraient impacter la stérilité.

Une équipe de chercheurs japonais a voulu vérifier cette théorie en menant une vaste étude publiée le vendredi 11 juin dans la revue Science Advances. Pour analyser l’impact des vents et rayons cosmiques solaires ou galactiques, ils ont envoyé du sperme de souris lyophilisé sur la Station spatiale internationale pour un séjour de longue durée.

Après neuf mois, les chercheurs ont noté quelques dommages à l’ADN du sperme et aux noyaux des gamètes mâles, comparés aux échantillons témoins. Mais les scientifiques ont tout de même réussi à donner naissance à 160 petits en bonne santé. 8 souriceaux proviennent également de sperme exposé en orbite presque 5 ans et 10 mois. 

200 ans dans l’espace sans dommage?

Le fait que des femelles aient pu donner naissance à des souriceaux en parfaite santé montre que le rayonnement cosmique reçu à bord de l’ISS n’a pas endommagé l’ADN du sperme. Les scientifiques estiment même que le sperme pourrait être conservé jusqu’à 200 ans sur l’ISS sans subir de dommage trop important liés aux radiations. 

L’expérience pourrait-elle être transposée à l’être humain? Les chercheurs estiment qu’il faudra reproduire l’expérience sur d’autres mammifères pour confirmer les résultats de l’étude. Une autre limite de l’étude est que l’ISS est finalement un milieu assez protégé dans l’espace.

La station évolue en effet en orbite basse terrestre et reste donc protégée par le champ magnétique de la Terre des radiations spatiales. Lors d’un voyage interstellaire, le rayonnement reçu et les dégâts sur l’ADN des cellules d’un voyageur pourraient être bien plus dommageables.

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