Face à la 2ème vague de covid-19, nous devons davantage aider les jeunes avec un revenu d’émancipation

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Extrait du reportage de Pierre Tremblay pour Le HuffPost

Au Salon de l’emploi Jeunes d’avenir à Paris, mardi 15 septembre 2020, des milliers de jeunes sont venus s’informer sur leurs perspectives en pleine pandémie de coronavirus.

“J’ai conscience des sacrifices qui ont été demandés à notre jeunesse ces derniers mois. On sortira de cette crise en étant encore plus au rendez-vous de ce que nous leur devons. Je m’en porte garant”, affirmait il y a quelques jours le Président de la République. Face à une crise sociale majeure, où de nombreuses Françaises et de nombreux Français basculent dans la précarité, nous assistons à une explosion de la pauvreté que nous ne pouvons accepter et qui nous pousse à réagir avec force.

Ces derniers mois, l’État a déployé des moyens sans précédent pour que nos compatriotes aient le moins à souffrir de cette crise inédite. Si l’outil le plus efficace pour lutter contre la pauvreté reste l’insertion dans l’emploi, les aides ponctuelles à destination des personnes fragiles ont montré l’importance d’une solidarité nationale en période de crise. 

Le plan de relance, qui se déclinera dans les prochains mois, sera un formidable outil pour protéger nos emplois, en créer de nouveaux et projeter notre économie dans le monde de demain, avec notamment 6,5 milliards d’euros dans le plan “1 jeune, 1 solution” pour soutenir l’emploi des jeunes. Construit avant l’arrivée de la seconde vague de le Covid-19, ce plan de relance doit aujourd’hui évoluer pour tenir compte de l’augmentation sans précédent de la pauvreté dans notre pays. Pour lutter contre ce fléau, des mesures à destination des plus vulnérables seront annoncées ce samedi 18 octobre, journée mondiale du refus de la misère. 

Je refuse de voir à nouveau les files d’attente s’allonger dans les banques alimentaires, qui ont connu une augmentation de près de 25% de leurs distributions depuis le début de la crise du Covid-19. Nous ne voulons pas que les plus jeunes, dont 20% sont en situation de grande précarité, viennent également grossir ces rangs des plus précaires. 

Pour autant, il serait insuffisant de revaloriser ou d’étendre des allocations, sans proposer de solution et d’accompagnement, notamment à nos jeunes concitoyens les plus fragiles. Les Françaises et les Français en situation de précarité n’aspirent pas à vivre de la charité publique, les jeunes ne souhaitent pas se contenter du RSA, ils veulent avoir l’opportunité de se construire un avenir. 

Je plaide, en revanche, pour une mesure qui permettrait de lutter à la fois contre la pauvreté subie par une partie de la population et, dans le même temps, de s’inscrire dans l’esprit du plan de relance d’investissement dans l’avenir: un revenu d’émancipation pour les jeunes de 18 à 25 ans. Ce revenu serait versé à chaque jeune précaire en situation d’activité non rémunérée. Il concernerait donc potentiellement les étudiants, les jeunes en formation, voire les jeunes bénévoles. 

Ce revenu d’émancipation serait un acte fort de solidarité envers notre jeunesse, déjà durement éprouvée par la crise. Il est temps de résolument considérer notre jeunesse comme une richesse et les efforts que les jeunes font pour se former comme un investissement: laissons libre cours à leur créativité et à leur dynamisme. Construisons le terreau de leur réussite, quelle que soit leur origine sociale: elle sera celle de la Nation toute entière.

 

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