Hollande défend la justice face aux “silences lourds de sens” de Dupond-Moretti et Macron

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AFP

François Hollande, ancien Président de la République

POLITIQUE – “Je n’accepte pas les attaques répétées contre la justice et son indépendance”. François Hollande a accordé un lengthy entretien au Parisience samedi 6 mars dans lequel il défend la légitimité du Parquet nationwide financier (PNF) après les critiques entendues au lendemain de la condamnation de Nicolas Sarkozy pour corruption en première occasion. Condamnation pour laquelle l’ex-président a fait appel.

S’il attend qu’Emmanuel Macron “rappelle” l’indépendance de la justice, François Hollande dit comprendre ce qu’a pu ressentir Nicolas Sarkozy après la prononciation de cette peine. “Je mesure ce que représente pour Nicolas Sarkozy cette condamnation à la fois sur le plan humain et sur le plan politique. C’est aussi une question d’honneur compte tenu des fonctions qu’il a exercées, c’est pourquoi il a fait appel”, réagit l’ancien président socialiste chez nos confrères.

“L’amitié n’est pas un délit”

“Je comprends aussi la solidarité exprimée par ses proches. Il a été longtemps leur chef. L’amitié n’est pas un délit. En revanche, ce que je n’accepte pas, ce sont les attaques répétées contre la justice et son indépendance, avec des magistrats qui sont nommément pointés du doigt. J’estime particulièrement grave que puissent rester sans réponse des critiques qui jettent le discrédit sur l’autorité judiciaire”, a-t-il encore précisé.

Sur le soutien contesté du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, à son ancien mentor, François Hollande ne trouve rien à redire. “Personne ne peut lui contester sa proximité avec Nicolas Sarkozy. Qu’il l’évoque en ces circonstances ne me heurte pas”.

Le retraité de la politique se dit en revanche choqué par “les silences qui sont lourds de sens”. Il estime par exemple que le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, “aurait dû défendre immédiatement l’institution judiciaire contre les attaques qui lui ont été portées”.

“Défendre l’institution”

Après la décision du tribunal de Paris de condamner Nicolas Sarkozy à trois ans de jail dans l’affaire dite des écoutes, nombreux sont les ténors des Républicains à avoir fait half de leur incompréhension avec des mots très forts. Le vice-président des Républicains, Guillaume Peltier, a jugé cette condamnation “insensée, disproportionnée et extravagante.” Quant à l’eurodéputé LR François-Xavier Bellamy, il a remis totalement en trigger une décision judiciaire “si peu et si mal fondée.”

“Dans une démocratie, on peut commenter une décision de justice, mais pas disqualifier l’autorité judiciaire. Je veux croire que le président Macron, garant de son indépendance, rappellera ces principes. En tout cas moi, je le fais”, a conclu François Hollande dans cet entretien disponible en kiosques ce dimanche 7 mars.

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