Joël Le Scouarnec en garde à vue à Lorient pour viols sur mineurs

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Benoit PEYRUCQ / AFP

Le chirurgien Joël Le Scouarnec, ici le 13 mars devant la cour d’assises de Saintes, a été placé en garde à vue à Lorient pour des viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans.

JUSTICE – C’est une affaire tentaculaire. Le chirurgien Joël Le Scouarnec est en garde à vue depuis mardi “pour être auditionné en qualité de mis en cause” pour des viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans, a annoncé ce mercredi 14 octobre le procureur de la République de Lorient Stéphane Kellenberger.

Joël Le Scouarnec a été extrait mardi de la maison d’arrêt de Saintes, a précisé le procureur. Il y est détenu en l’attente d’être jugé pour d’autres faits par la cour d’assises de la Charente-Maritime à partir du 30 novembre. 

Sa garde à vue à Lorient, pour des faits de viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans par personne abusant de l’autorité de sa fonction, a été prolongée de 24 heures.

349 victimes potentielles

Le parquet de Lorient est saisi depuis novembre 2019 de l’affaire Le Scouarnec dans le cadre de l’enquête préliminaire, en raison de la localisation en Bretagne d’une majorité de faits, à l’époque de leur commission.

Durant les investigations, confiées en co-saisine à la section de recherches de la gendarmerie de Poitiers et au groupement de gendarmerie départementale du Morbihan, les enquêteurs ont procédé à “plus de 300 auditions de victimes, identifiables et identifiées”, précise dans un communiqué Stéphane Kellenberger.

Le procureur tiendra une conférence de presse concernant ce dossier jeudi en fin d’après-midi à Lorient, a-t-il précisé.

En décembre 2019, le nombre de victimes potentielles de Joël Le Scouarnec, suspecté de viols et agressions sexuelles sur des patients mineurs durant près de 30 ans de carrière, s’élevait à 349, selon l’ex-procureure de Lorient Laureline Peyrefitte.

Ces faits, qu’il reconnaît partiellement, remontent aux années 1989 à 2017. Durant cette période, le chirurgien a travaillé en Touraine, à Loches (Indre-et-Loire), en Bretagne, à Vannes et Lorient (Morbihan) et en Charente-Maritime, à l’hôpital de Jonzac, lieu de son dernier domicile. En 2017, les enquêteurs avaient découvert à son domicile de mystérieux carnets comprenant des noms d’enfants.

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