La première vague de COVID-19 a coûté la vie à 11 travailleurs de la santé

0 4


La première vague de coronavirus a frappé de façon disproportionnée les travailleurs de la santé, ces derniers représentant le quart de tous les cas rapportés au Québec alors que 11 d’entre eux y ont carrément laissé leur vie.

• À lire aussi: Tous les développements de la pandémie de COVID-19

C’est ce que révèle une enquête épidémiologique de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) portant sur la période allant du 1er mars au 14 juin 2020 dont les résultats sont parus mercredi.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

Selon cette étude, 13 581 travailleurs de la santé ont contracté la COVID-19 lors de la première vague. Parmi eux, 5074 ont répondu à un questionnaire pour mieux établir leur profil et comprendre ce qui a fait défaut.

« Éléments déficients »

Leurs réponses témoignent de « plusieurs éléments déficients de l’organisation du travail liés à la prévention et au contrôle des infections (PCI) », peut-on lire, et d’une méconnaissance du virus dans les premières semaines de la crise.

Ainsi, entre 20 % et 30 % des répondants affirment avoir travaillé dans plus d’une installation durant la période étudiée et 44 % soutiennent n’avoir reçu aucune formation ou avoir reçu uniquement de l’information écrite ou affichée sur la PCI.

Au début de la pandémie, moins du tiers pratiquent systématiquement la distanciation physique avec leurs collègues durant les repas ou portent toujours un masque quand ils sont à moins de deux mètres d’eux ; ils sont 60 % à le faire à la fin de la période étudiée. Certains participants pointent du doigt des contraintes comme le travail collectif dans un local étroit.

Infectés en travaillant

Parmi les répondants, 70 % sont préposés aux bénéficiaires, infirmières ou infirmières auxiliaires, alors que les médecins représentent 3 % des malades. Quatre-vingt-trois pour cent pensent avoir été infectés dans leur milieu de travail. La COVID-19 s’est transmise dans les ménages de près d’un tiers des travailleurs et certains ont vécu de la culpabilité du fait d’avoir contaminé une personne de leur entourage qui en est parfois décédée.

« Les premières recherches indiquant un risque de contagion chez les personnes asymptomatiques n’ont été publiées que plusieurs semaines après l’apparition du virus au Québec, a réagi le cabinet du ministre de la Santé, Christian Dubé. Devant cet état de fait, le [ministère de la Santé] a revu rapidement la stratégie de déploiement du personnel pour éviter de nouvelles contaminations. »

— Avec l’Agence QMI



Source link

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More