La vaccination des mineurs contre le Covid-19 exclue dans un premier temps

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Xinhua News Agency via Getty Images

La vaccination des mineurs contre le Covid-19 exclue dans un premier temps (photo d’illustration prise à Paris le 25 novembre 2020) 

CORONAVIRUS – Qui sera prioritaire pour la vaccination contre le coronavirus? Ce lundi 30 novembre, la Haute Autorité sanitaire a rendu ses préconisations, en mettant au sommet de sa liste les résidents des Ehpad. En revanche, elle recommande d’attendre avant de vacciner les mineurs. 

Dans cette stratégie décidée en fonction de la vulnérabilité et du risque d’exposition des populations, la HAS a hiérarchisé cinq catégories allant – dans l’ordre des priorités – des Ehpad à la tranche de la population de 18-50 ans. 

Quid des mineurs? La question s’est bien évidemment posée. Mais à ce stade, l’autorité sanitaire estime que “ce n’est pas une priorité” et préconise la patience pour une raison simple: dans la mesure où les moins de 18 ans sont moins concernés par les formes graves de coronavirus, les essais cliniques des vaccins n’ont pas suffisamment inclus les mineurs. 

Pour l’instant donc, l’autorisation de mise sur le marché “ne sera pas délivrée pour les enfants puisqu’il n’y aura aucune donnée d’efficacité et surtout de tolérance relative à cette population”, a précisé Daniel Floret, vice-président de la commission technique des vaccinations de la HAS, lors de la conférence de presse. 

Le Covid chez les mineurs encore (trop) flou

Si la science continue de progresser sur les risques de transmission du Covid entre les adultes, le cas des enfants est encore loin d’être tranché. Certaines études concluent à un risque de contamination et à une contagiosité égale à celle des adultes, tandis que d’autres estiment à l’inverse que la contagiosité augmente avec l’âge. 

Plus souvent asymptomatiques, moins testés et moins étudiés dans les essais cliniques des vaccins, les enfants restent donc encore un mystère à trop d’inconnues pour que l’autorité sanitaire française décide dès aujourd’hui d’une stratégie de vaccination les concernant. Y compris pour ceux atteints de comorbidité.

“Il faut espérer que des études soient menées sur les enfants qui, même avec une comorbidité, n’ont pas le même risque qu’une personne plus âgée mais ont un risque plus élevé qu’un enfant sans problème. Il est souhaitable que des données permettent rapidement une autorisation de mise sur le marché”, a estimé Daniel Floret ce lundi. “Il est certain que les différents laboratoires qui développent des vaccins ont l’intention dans un deuxième temps d’introduire des enfants qui pourraient bénéficier d’une autorisation de mise sur le marché dans un deuxième temps”, a-t-il ajouté. 

Fin octobre, le laboratoire Pfizer a annoncé avoir lancé ses premiers essais sur des enfants âgés de 12 ans aux États-Unis, après des résultats efficaces à 90% sur les adultes. “Il est important de rappeler aux gens que si les adolescents ne développent pas de formes aussi graves que les personnes les plus âgées, cela ne veut pas dire que les enfants ne tombent pas malades et ne meurent pas”, a expliqué à CNN le professeur Robert Frenck, qui dirige les essais Pfizer dans un hôpital américain. 

À voir également sur Le HuffPost: Des vaccins à 90% efficaces, ce que ça veut dire…et surtout pas dire

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