La ville de San Francisco va obliger ses employés à se faire vacciner contre la COVID-19

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La ville de San Francisco a annoncé qu’elle allait demander à tous ses employés municipaux de se faire vacciner contre la COVID-19, sous peine de sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’au licenciement.

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Cette exigence, annoncée mercredi, ne prendra effet que lorsque les vaccins auront été complètement approuvés par l’agence américaine des médicaments (FDA), qui n’en autorise pour l’instant l’usage que dans le cadre de la situation d’urgence provoquée par la pandémie.

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San Francisco demandera alors à ses quelque 35 000 employés, parmi lesquels policiers et pompiers, de se faire vacciner. Ceux qui ne s’exécuteraient pas et qui ne bénéficieraient pas d’une exemption pour des motifs médicaux ou religieux s’exposeront à des sanctions et pourraient même être licenciés.

«C’est vraiment une décision pour la santé et la sécurité de nos employés et des usagers», a plaidé Carol Isen, directrice des ressources humaines de la ville, auprès du quotidien San Francisco Chronicle. «Il s’agit, en tant qu’employeur, de protéger la ville contre ce que nous estimons être un risque inacceptable».

Les syndicats ont protesté contre cette décision unilatérale, affirmant que les termes de cette demande allaient devoir être négociés et non pas imposés. L’antenne locale du syndicat Service Employees International, qui représente environ 20 000 fonctionnaires municipaux de la ville, a ainsi qualifié cette politique «d’injonction menaçante».

Cette semaine, plus de 150 employés d’un des plus grands hôpitaux du Texas ont été licenciés ou ont démissionné après avoir refusé de se faire vacciner contre la COVID-19 comme l’établissement l’avait exigé.

L’hôpital méthodiste de Houston avait donné aux membres de son personnel jusqu’au 7 juin pour attester de leur vaccination, avec au moins une première dose. Une note interne précisait que les récalcitrants seraient suspendus deux semaines sans solde, puis renvoyés.

Certains employés avaient porté plainte contre l’hôpital, estimant l’obligation de vaccination illégale car les vaccins n’ont été approuvés par les autorités sanitaires fédérales, mais la plainte a été rejetée.

La ville de San Francisco, qui avait très tôt dans la pandémie pris des mesures sanitaires pour empêcher la propagation de la COVID-19, affiche l’un des taux de vaccinations les plus élevés de Californie: environ 80% des habitants âgés de 12 ans et plus ont reçu au moins une dose.



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