L’accès à l’IVG médicamenteuse facilité, comme au printemps

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Stephane Cardinale – Corbis via Getty Images

Téléconsultation, délai allongé… l’accès à l’IVG médicamenteuse à nouveau étendu (photo d’illustration prise le 4 mai 2020)

POLITIQUE – Pour ne pas revivre les inquiétudes du printemps. L’accès à une interruption volontaire de grossesse médicamenteuse à domicile est à nouveau étendu jusqu’à neuf semaines d’aménorrhée pendant le reconfinement afin de limiter les consultations en milieu hospitalier tout en garantissant le droit à l’avortement, a annoncé le gouvernement ce lundi 9 novembre. 

Cette mesure, déjà prise lors du premier confinement, vise à “prévenir les éventuelles difficultés d’accès à l’IVG, conséquences à la fois de la forte mobilisation de notre système hospitalier et de la limitation des consultations qui y sont réalisées”, ont indiqué dans un communiqué le ministre de la Santé, Olivier Véran, et la ministre déléguée à l’Egalité, Elisabeth Moreno.

L’IVG médicamenteuse, qui peut être prescrite par un médecin libéral, une sage-femme ou être réalisée à l’hôpital, est normalement accessible jusqu’à sept semaines d’aménorrhée (date des dernières règles) pour les pratiques à domicile et neuf semaines en milieu hospitalier.

Téléconsultation et médicament en pharmacie

Comme annoncé dans un arrêté paru dimanche au Journal officiel, “l’ensemble des consultations nécessaires aux IVG médicamenteuses pourront être réalisées sous forme de téléconsultations”, ont en outre indiqué les ministres. Dans ce cas, la femme pourra se voir délivrer le médicament en pharmacie, a-t-il été précisé.

Au printemps, plusieurs associations s’étaient vivement inquiétées des difficultés d’accès à l’avortement, alors que le système hospitalier était débordé par la crise du coronavirus.

Dans leur communiqué, Olivier Veran et Élisabeth Moreno ont dit vouloir “encourager l’ensemble des médecins en ville et les sages-femmes libérales à s’engager dans le maintien des IVG médicamenteuses”. Ils représentent 70% des avortements en France. 

Les ministres demandent en outre “aux établissements de santé d’assurer la continuité des IVG instrumentales”, autorisées jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée (12 semaines de grossesse). “L’IVG est un droit pour les femmes que l’épidémie de Covid-19 ne doit pas remettre en question”, a fait valoir Olivier Véran.

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