L’accès aux sites de plusieurs médias pro-iraniens bloqué par la justice américaine

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Plusieurs médias d’Etat iraniens ou proche du régime de Téhéran ont annoncé mardi 22 juin que l’accès à leur site internet avait été bloqué, un message affichant qu’ils avaient été « saisis par le gouvernement » américain.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs



       <p class="article__paragraph ">Les sites des chaînes d’information en arabe Al-Alam et en anglais Press-TV, qui appartiennent au réseau de la télévision d’Etat Irib, affichaient le même message faisant référence à la saisie de leur domaine dans le cadre de sanctions américaines.</p>           <p class="article__paragraph ">Le message est accompagné des sceaux de la police fédérale et du ministère du commerce. Cette action intervient dans le cadre de l’exercice de l’autorité présidentielle face à une menace extraordinaire, selon un des articles de loi cités dans le message.</p>           <h2 class="article__sub-title">« Un acte de piraterie&nbsp;»</h2>           <p class="article__paragraph ">Le site de la chaîne des rebelles yéménite houthistes, al-Masirah, étaient aussi bloqué avec le même message. Sur le site de l’aile politique des houthistes, al-Masirah a condamné <em>«&nbsp;un acte de piraterie et la confiscation des droits d’auteurs&nbsp;»</em> par les Etats-Unis qui intervient <em>«&nbsp;sans justification et sans avertissement&nbsp;»</em>. La chaîne a toutefois créé un nouveau site internet qui était opérationnel mardi soir.</p>             <p class="article__paragraph ">Plusieurs sites internet irakiens, dont celui des brigades du Hezbollah, la faction pro-Iran la plus radicale d’Irak, n’étaient plus accessibles mardi et seul s’affichait un message du <em>«&nbsp;ministère américain du commerce&nbsp;»</em>.</p>           <p class="article__paragraph ">En octobre 2020 déjà, ce site ainsi que celui d’al-Etejah, la télévision des brigades du Hezbollah, avaient subi le même sort. De même que le site d’al-Noujaba, l’autre grande faction pro-Iran d’Irak. Ces deux factions, composées de combattants irakiens mais entraînés, financés et armés par l’Iran, opèrent à la fois en Irak mais aussi en Syrie aux côtés du régime de Bachar Al-Assad et du Hezbollah libanais.</p>           <h2 class="article__sub-title">«&nbsp;Apparente action coordonnée&nbsp;»</h2>           <p class="article__paragraph ">Le site de la chaîne télévisée d’opposition du Bahreïn LuaLua TV, était aussi bloqué. La chaîne, qui a des bureaux à Londres et à Beyrouth, a fustigé une <em>«&nbsp;saisie illégale&nbsp;»</em> de leur site internet. Les autorités bahreïnies accusent les groupes contrôlant la chaîne d’être proches du régime iranien. Le Bahreïn abrite la 5<sup>e</sup> flotte américaine et a normalisé ses relations avec Israël.</p>             <p class="article__paragraph ">Les programmes télévisés d’Al-Massirah et de LuaLua étaient toutefois toujours diffusés, selon des journalistes de l’Agence France-Presse au Yémen et à Bahreïn.</p>           <p class="article__paragraph ">Press-TV a évoqué <em>«&nbsp;une apparente action coordonnée&nbsp;»</em> sur son compte Twitter, tandis que la télévision d’Etat iranienne a dénoncé le blocage <em>«&nbsp;de médias pro-résistance révélant les crimes des alliés des Etats-Unis dans la région&nbsp;»</em>. <em>«&nbsp;Alors que le gouvernement démocrate des Etats-Unis affirme soutenir la liberté d’expression, en pratique il ferme les médias en soutenant&nbsp;»</em> Israël et l’Arabie saoudite, deux alliés historiques de Washington au Moyen-Orient, a ajouté l’Irib sur son site internet.</p>           <p class="article__paragraph ">Selon la télévision iranienne, les chaînes Palestine Al-Youm, Naba et Al-Kawthar ont également été bloquées. L’agence Fars, proche des ultraconservateurs iraniens, a également dénoncé <em>«&nbsp;une violation flagrante de la liberté de la presse&nbsp;»</em>.</p>                                     <p class="article__paragraph ">L’Iran est sous le coup d’une série de sanctions économiques américaines pour son programme d’enrichissement nucléaires soupçonné par Washington d’avoir des visées militaires. La République islamique est également accusée de violations des droits de l’homme et de soutien au terrorisme.</p>           <section class="author">  <p class="author__detail">  <span class="author__name">Le Monde avec AFP</span>  </p>  </section>    <section class="article__reactions">         </section>   



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