le Coronavirus, une menace présente mais ignorée

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Depuis peu, on assiste à un relâchement général des mesures barrières en République Démocratique du Congo. Malgré la présence de la pandémie du Coronavirus, la majorité des Congolais ne respecte plus ces mesures, sous prétexte que la crise sanitaire relève désormais du passé.

Les mesures barrières ne sont plus respectées en République Démocratique du Congo. Plus de lavage des mains, plus de distanciation physique… En tout cas, les Congolais ont repris leurs vieilles habituelles et n’hésitent pas à se faire des accolades. Si certains attribuent ce relâchement à la résistance du pays face à la pandémie, d’autres estiment que cette crise sanitaire relève désormais du passé. Une situation qui suscite inquiétude et réflexion.

C’est un jour ordinaire pour Goma, cette ville située dans la partie Est de la République démocratique du Congo. Cris d’oiseaux, rayon du soleil et ambiance matinale, cette ville volcanique se réveille progressivement, ce jeudi 15 septembre. Dans les rues, les hommes se précipitent pour regagner leur lieu de travail, des élèves regagnent le chemin de l’école, alors que les étudiants, par dizaines, font la queue devant les portes de leurs universités. Plus loin, les acteurs du secteur informel font leur travail sans inquiétude, ni respect des mesures barrières.

La fin de la psychose ?

Certains sans cache-nez, alors que d’autres ajustent leurs masques sur le menton. Pour beaucoup, la pandémie a montré ses limites face à un peuple résilient. « Notre capacité de faire face à de nombreux défis nous a permis de résister face à cette pandémie. Maintenant, le respect des mesures barrières est facultatif », confie Albert Ciza, chauffeur de taxi moto.

Pour plusieurs Congolais, la pandémie du Coronavirus relève désormais du passé, comme en témoigne Madame Fatuma : « Après le confinement, nous ne sentons pas la nécessité du respect des mesures barrières. Parfois, il nous arrive d’oublier que la pandémie existe toujours ». Nonobstant de la présence des dispositifs sanitaires dans des lieux publics et agences de voyage, certains préfèrent la pression pour respecter ces mesures. « Au début de la pandémie, il était difficile de respecter à la lettre ces mesures, mais il n’y a pas eu hécatombe comme disaient les experts. Aujourd’hui, la maladie ne fait plus peur comme avant. Même nos autorités ne nous font plus pression », s’exclame un étudiant de l’Université Libre des Pays des Grands Lacs (ULPGL).

La mauvaise communication parmi les causes du relâchement des mesures barrières

Avec 10 935 cas confirmés, 348 cas actifs, 10 306 guéris et 281 décès , en date du 15 octobre, le danger de la pandémie pèse relativement sur la République Démocratique du Congo. Et les spécialistes le savent bien. D’ailleurs l’éminent Docteur Jean-Jacques Muyembe, le ministère de la Santé et les médias congolais rappellent régulièrement la nécessité du respect de ces mesures. Pour Joachim Ruhamya, enseignant en Sciences Sociales, la mauvaise communication serait à la base du relâchement pendant cette période. « La mauvaise communication sur la pandémie est l’une des causes du relâchement des mesures barrières dans plusieurs ville de la République Démocratique du Congo. Face au soupçon de corruption et autres faits qui émaillent la riposte, c’est tout à fait normal que des citoyens congolais remettent en cause ces mesures barrières », déclare-t-il à Afrik.com.



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