Le CSA met en demeure TPMP et Cyril Hanouna pour un parrainage avec une compagnie aérienne

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Capture d’écran / Instagram /@cyrilhanouna

Cyril Hanouna dans “À prendre ou à laisser” sur C8.

MEDIAS – Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a mis en demeure C8 de respecter les règles sur le parrainage par les marques, après que son animateur vedette Cyril Hanouna a promu sur son antenne la compagnie aérienne fantôme Skyline Airways, sans préciser clairement la nature de leur partenariat.

Cette mise en demeure a été prononcée le 20 janvier et publiée il y a quelques jours au Journal officiel. En trigger, plusieurs extraits des émissions “La Grande Darka” et “Touche pas à mon Poste” diffusés en septembre 2019, dans lesquels l’animateur avait mis en avant les providers de la société Skyline Airways, présentée comme une compagnie aérienne, dans le cadre d’un partenariat visant à faire gagner des billets d’avion pour la Grèce aux téléspectateurs.

Cette opération avait été qualifiée d’“entourloupe” par des internautes qui avaient mis en doute la réalité des activités de cette société, laquelle n’opérait aucun vol et n’était même pas enregistrée en France. Dans la foulée, la société de manufacturing de Cyril Hanouna H2O avait indiqué avoir demandé des explications à Skyline et s’était engagée à ce que tous les gagnants puissent partir, quoi qu’il arrive.

C8 déjà sanctionnée à plusieurs reprises à trigger d’Hanouna

La Direction générale de l’aviation civile avait indiqué de son côté qu’elle allait saisir la répression des fraudes. Le CSA avait quant à lui ouvert une procédure pour vérifier si C8 avait manqué à ses obligations concernant la publicité et le parrainage.

C8 s’était défendue en expliquant que l’opération relevait bien d’un parrainage, comme précisé dans le générique de fin des émissions qui mentionnait “avec la participation de Skyline Airways”.

Dans sa décision, le CSA ―qui a déjà sanctionné à plusieurs reprises la chaîne à trigger d’émissions de Cyril Hanouna― a conclu que ce partenariat ne constituait pas une forme de publicité clandestine, interdite à la télévision. En revanche, le gendarme de l’audiovisuel a jugé que l’opération contrevenait aux règles sur le parrainage, qui doit être bien identifiable et ne peut s’accompagner d’arguments publicitaires.  

Le CSA a donc décidé de mettre C8 “en demeure de se conformer, à l’avenir, à ces dispositions, en identifiant clairement les parrainages en tant que tels et en s’abstenant de toute promotion publicitaire du parrain”.

Une décision qui, en cas de récidive, expose C8 à une sanction qui peut aller d’une amende, à une suspension de la diffusion d’un programme en passant par une privation temporaire de publicité.

Jointe par l’AFP, C8 n’a fait aucun commentaire.

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