Le gouvernement critiqué jusque dans son camp après l’abstention record au premier tour des régionales

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Le premier ministre Jean Castex et le président de la République Emmanuel Macron, lors du Conseil des ministres, à l'Elysée, le 9 juin 2021.Le premier ministre Jean Castex et le président de la République Emmanuel Macron, lors du Conseil des ministres, à l'Elysée, le 9 juin 2021.

En politique, les coups les plus durs viennent parfois de son propre camp. Ainsi du président (La République en marche, LRM) de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand. En avril, ce grognard d’Emmanuel Macron avait envoyé un courrier au premier ministre, Jean Castex, pour l’inviter à reporter les élections départementales et régionales « au tout début du mois d’octobre », afin « d’offrir à tous les candidats la possibilité de mener une campagne électorale normale », une fois tournée la page de l’épidémie de Covid-19 et de la vaccination. En vain : le premier tour du scrutin est alors simplement décalé d’une semaine, au 20 juin.

L’échéance est passée, marquée par une abstention record de 66,7 %, et Richard Ferrand tempête. « On a fait l’élection en juin, et ça s’est passé comme je l’avais dit… », a-t-il grondé dans le huis clos de la réunion de groupe des députés LRM, mardi 22 juin. Il n’est pas le seul.

Depuis dimanche soir, l’ensemble des responsables politiques, de droite et de gauche, de l’extrême droite comme de la majorité, s’interrogent sur les raisons qui ont poussé les électeurs à bouder les urnes.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs



Edouard Philippe y va de sa critique

La « sécession démocratique », selon l’expression utilisée par certains, ne date pas d’hier, pas plus que la défiance envers les élus, présumés impuissants à changer le cours des choses. Mais la date et les modalités d’organisation du scrutin par le gouvernement, qui a choisi de coupler le même jour régionales et départementales, sont aussi montrées du doigt.

De « l’amateurisme », a cinglé le vice-président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, rejoint par le président du parti Les Républicains (LR), Christian Jacob, selon qui l’exécutif porte « une responsabilité énorme » dans cette situation. Même l’ancien premier ministre, Edouard Philippe, y est allé de sa critique. « Tout le monde savait qu’organiser les élections en ce moment, ce serait un désastre. Même moi j’ai du mal à en vouloir aux électeurs de ne pas se passionner pour les départementales et les régionales, pour le premier tour », a-t-il lâché dans Ouest-France.

La séance de questions au gouvernement, mardi, a été l’occasion de faire étalage de cette frustration. « Les démocraties sont mortelles et la nôtre est malade, a lancé le président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale, Patrick Mignola. Il était évident qu’en raison de l’épidémie, la campagne serait impossible et l’abstention forte. » Comme le patron de son parti, François Bayrou, l’élu plaidait en faveur d’un report du scrutin « après l’été et le retour à une vie normalisée ».

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