Le groupe écolo EDS, créé en mai par des députés ex-LREM, pourrait déjà disparaître

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Ludovic Marin / AFP

Jennifer de Temmerman, ici le 3 mars à l’Assemblée nationale, quitte le groupe Écologie Démocratie Solidarité, né en mai.

POLITIQUE – À peine né, le groupe EDS va-t-il disparaître? La députée du Nord Jennifer De Temmerman a annoncé ce vendredi 16 octobre son départ du groupe Écologie Démocratie Solidarité à l’Assemblée nationale, composé d’ex-LREM de l’aile gauche, ce qui risque de faire disparaître cette jeune formation.

“Aujourd’hui, je décide de rejoindre le groupe parlementaire Libertés et Territoires”, a écrit la députée dans un communiqué.

Ce départ fait passer le groupe EDS, formé en mai dernier, sous le seuil des 15 membres nécessaires pour être constitué en groupe au Palais Bourbon. Sauf si Matthieu Orphelin et Paula Forteza, ses deux co-présidents, trouvent in extremis un nouveau député prêt à les rejoindre, sa disparition devient inéluctable. Cela ferait passer le nombre de groupes politiques à l’Assemblée de 10 à 9.

Le groupe EDS “ne prend pas la direction souhaitée”

Jennifer De Temmerman explique que “la pandémie de la Covid-19 perdure et met en exergue d’importants enjeux économiques, sociaux et écologiques à travers le pays”: “En tant qu’élue des Hauts-de-France, il relève de ma responsabilité politique, dans l’intérêt de mes concitoyens, de me rapprocher d’un groupe qui axe ses priorités sur les territoires”, fait-elle valoir.

De plus, le groupe EDS “ne prend pas la direction souhaitée” selon elle. “Certaines ambitions personnelles prennent le pas sur l’initiative collective et laissent de moins en moins de place aux avis nuancés”, affirme la députée.

 

Elle avait précédemment, en novembre 2019, quitté le groupe La République en Marche, disant avoir perdu “espoir” après le vote de mesures sur l’immigration.

Le groupe EDS s’est formé au printemps dernier avec la volonté d’aider à construire “le monde d’après”. S’affirmant “indépendant”, il était fort alors de 17 membres dont Cédric Villani, Aurélien Taché, et également l’ancienne ministre PS de l’Écologie Delphine Batho.

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