Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche s’accorde avec trois syndicats sur un plan de revalorisation des carrières

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A l’université Panthéon-Sorbonne, le 24 septembre. Michel Euler / AP

Un accord sur l’amélioration des rémunérations et des carrières des chercheurs a été signé, lundi 12 octobre, entre le gouvernement et trois syndicats majoritaires, dans le cadre du projet de loi de programmation de la recherche (LPR). Plus de 250 000 agents de la recherche et de l’enseignement supérieur sont concernés par cet accord, le premier du genre, qui prévoit une enveloppe de près de 650 millions d’euros répartis sur sept ans.

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Le texte a été signé à Matignon par trois syndicats, majoritaires à 51 % (SNPTES, SGEN-CFDT et UNSA), en présence du premier ministre, Jean Castex, de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique Vidal, et des employeurs publics (CNRS, Inserm, Inrae…).

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« C’est un accord historique en termes de volume financier et de capacité à transformer les carrières », s’est félicitée Mme Vidal. Fruit de plusieurs semaines de négociations, il vient « donner du sens », selon la ministre, au volet social de la LPR, fortement contestée au sein de la communauté scientifique.

6 400 euros pour la prime enseignement-recherche en 2027

Le projet de loi prévoit un investissement de 25 milliards d’euros sur dix ans, par étapes progressives. L’enveloppe de 644 millions sera injectée elle aussi progressivement sur sept ans, à hauteur de 92 millions d’euros par an.

Concrètement, sur sept ans, cette somme représentera « l’équivalent de quasiment deux mois de salaires pour les chercheurs et enseignants-chercheurs », a souligné le ministère de la recherche, précisant que l’accord concernait aussi les personnels techniques, ingénieurs et documentalistes notamment.

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« La prime enseignement-recherche va passer de 1 260 euros aujourd’hui à 6 400 euros en 2027 », a notamment fait valoir Frédéric Marchand, de l’UNSA-Education. « Cela permet des avancées substantielles pour celles et ceux qui œuvrent au service de la recherche, et il y en a grand besoin car notre pays a un souci d’attractivité », a ajouté Catherine Nave-Bekhti, du SGEN-CFDT.

Outre les revalorisations, il est prévu d’ouvrir davantage l’accès aux postes de professeur des universités, auxquels trop peu des maîtres de conférences parviennent à accéder – ce qui en conduit beaucoup à quitter la France. L’Etat s’est ainsi engagé à faire passer le nombre de professeurs des universités de 15 000 à 18 000, afin que 40 % des maîtres de conférences puissent accéder à ce grade supérieur – contre 30 % actuellement.

Le texte reste ouvert à signature jusqu’au 19 octobre. Pour la Fédération syndicale unitaire (FSU), « il comporte des avancées mais nous n’allons probablement pas le signer car il est conditionné à la LPR qui, elle, risque de développer la précarité », a expliqué à l’AFP son secrétaire général, Benoît Teste.

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Le Monde avec AFP



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