Les 5 disques à écouter absolument ce week-end !

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Un album posthume, une compilation, un retour décevant et d’autres beaucoup plus convaincants, tous les codecs et toutes les formes sont dans les albums du week-end !

Une semaine qui se finit bien, s’achève en musique.

Ce week-end, on monte le son et on écoute bien fort Dinosaur Jr et son Sweep It Into Space, le vrombissant Flat White Moon de Field Music. On reprend un petit verre avec Lisa Li-Lund et son Glass of Blood, puis on embraye et on passe la cinquième avec Alan Vega et on se rafraîchit avec Mémoires d’éléphant chez Cracki data.

Dinosaur Jr – Sweep It Into Space (Jagjaguwar/PIAS)

Ce douzième disque se rapproche de ce que serait un album de Dinosaur Jr. chimiquement pur – quitte à être aussi celui avec le moins de personnalité, depuis la reformation du trio à la fin des années 2000. Le Covid est ici au moins autant à blâmer que le groupe. Démarrée avec le fils spirituel Kurt Vile, la manufacturing du disque s’est retrouvée interrompue par l’explosion de la crise sanitaire dans les premiers mois de 2020. Cette tête de mule de J Mascis s’est alors entêtée à le bricoler seul chez lui, laissant de côté certaines fioritures qui apportaient par le passé davantage de variété, comme les chœurs en falsetto.

Par Cyril Camu

Field Music – Flat White Moon (Memphis Industries/Bertus)

Ces chansons ont assurément un cerveau bien rempli, mais aussi un corps, et celui-ci est traversé par une névralgie new wave, chaque morceau comme agrippé à un motif obsédant dont il tire insatiablement toute la sève. Ce sont ces riffs faméliques et nerveux – comme celui, vrombissant, du petit monument No Pressure – ou le piano de Not When You’re in Love, ses contrepoints vocaux, le tout agencé comme une structure équilibriste, qui font la patte de ce groupe inimitable.

Par Rémi Boiteux

Lisa Li-Lund – Glass of Blood (Pan European Recording/Sony Music)

Si ce disque s’est fait attendre, Lisa Li-Lund étant restée très discrète ces dernières années, le casting assemblé pour l’event est à lui seul gage de qualité (Chloé et Gaspar Claus donc, mais aussi Etienne Jaumet, Romain Turzi, ou encore Ben McConnell, entendu notamment à la batterie chez Beach House). De quoi faire de Glass of Blood un graal auquel on revient volontiers tremper les lèvres.

Par Alexis Hache

Alan Vega – Mutator (Sacred Bones/Modulor)

Album posthume issu de classes réalisées entre 1995 et 1996 par Alan Vega avec Liz Lamere, qui fut sa compagne et sa principale collaboratrice musicale de la fin des années 1980 jusqu’à sa mort, Mutator nous permet de retrouver cette voix distinctive. A pleine puissance, elle s’élève ici sur huit fervents psaumes synthétiques tressaillant entre blues futuriste et postpunk minimaliste. “I’m the master of disasters”, attrape-t-on notamment, entre autres éructations imparables.

Par Jérôme Provençal

V/A – Mémoires d’éléphant #3 (Cracki Records)

Depuis 2010, Cracki Records s’emploie à publier des disques et à tracer son chemin au sein de l’industrie de la musique. Ce petit laps de temps pourrait paraître assez court docket, et pourtant le label à l’éléphant s’est vite créé une identité très forte, partagée entre electro chill, pop teintée de home et techno parfois plus expérimentale. C’est ce que l’on redécouvre avec grand plaisir pour cette compilation maison, prévue en 2020 pour le dixième anniversaire de Cracki, et décalée pour des raisons évidentes – même si les festivités sont toujours ajournées.

Par Xavier Ridel

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