Les masques FFP2 obligatoires dans certains lieux d’Autriche et de Bavière

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BARBARA GINDL via Getty Images

Les masques FFP2 obligatoires dans les transports et commerces de Bavière et d’Autriche (Photo d’illustration d’un masque FFP2 prise en Autriche le 18 janvier 2021)

CORONAVIRUS – Un masque oui, toujours, mais plus n’importe lequel. L’Autriche et une partie de l’Allemagne ont décidé d’imposer le port du masque FFP2 dans les transports et les commerces, une mesure qui fait son chemin face à la présence de variants du coronavirus

Dimanche 17 janvier, le gouvernement autrichien a annoncé le prolongement de son troisième confinement au moins jusqu’au 8 février en raison du variant du coronavirus repéré initialement en Grande-Bretagne et qui gagne du terrain.  Plusieurs mesures renforcées vont donc entrer en vigueur à partir du 25 janvier, parmi lesquelles l’obligation de porter un masque FFP2 dans les magasins et dans les transports en commun. 

Considéré comme plus protecteur que les masques en tissu ou chirurgicaux, le FFP2 est préconisé – notamment en France – pour le personnel médical en contact avec des personnes infectées par le coronavirus.

Toutefois, face aux risques de transmission plus élevés des variants britannique et sud-africain, certains gouvernements ont donc décidé d’élargir son utilisation. Outre l’Autriche, c’est aussi le cas dans la région de Bavière en Allemagne: à compter de ce lundi 18, le FFP2 est obligatoire dans les transports et commerces.

Dans un communiqué, le gouvernement régional a ainsi défendu “une mesure efficace de protection” qui “vaut mieux qu’un verrouillage qui dure trop longtemps”. Une critique à peine voilée des fermetures décidées au niveau fédéral au moins jusqu’à fin janvier, bien que, selon la presse allemande, l’idée fasse désormais son chemin au sommet de l’État.

Pas de généralisation en France à ce stade

Quid de la France? À ce stade, aucune annonce n’a été faite dans ce sens. Et si les scientifiques s’accordent tous sur l’efficacité du FFP2, supérieure à celle des autres types de masques non professionnels, ils se montrent réservés sur une utilisation à très large échelle.

Tout d’abord parce que si les variants du coronavirus se transmettent plus vite, rien n’indique pour l’instant que les modes de transmission ont changé, souligne Arnaud Fontanet, épidémiologiste et membre du Conseil scientifique, sur LCI. Le port d’un masque reste donc un geste barrière essentiel, et ce, quel que soit le masque. 

Mais les scientifiques alertent aussi sur les particularités du masque FFP2, plus rigide et donc encore “plus difficile à porter”. Avec en creux le risque de manipuler le masque plus souvent, voire de l’abaisser sous son nez, autant de gestes qui favorisent les risques de transmission.

Le coût du FFP2 est aussi plus élevé que celui des masques chirurgicaux ou en tissu, un facteur à prendre en compte quand l’achat de masques est laissé à la charge des citoyens, sauf pour les plus précaires.

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