Les oppositions protestent contre la dissolution de la mission d’data de l’Assemblée nationale sur le Covid-19

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A l’Assemblée nationale, le 26 janvier.

A l’Assemblée nationale, le 26 janvier.
A l’Assemblée nationale, le 26 janvier. GONZALO FUENTES / REUTERS

C’est une nouvelle qui a suscité la colère des oppositions à l’Assemblée nationale, qui, depuis le début de la crise sanitaire, dénoncent d’une même voix la mise à l’écart du Parlement. Au Palais-Bourbon, la mission d’data consacrée à la gestion de l’épidémie de Covid-19 a pris fin mercredi 27 janvier.

Elle a été dissoute à l’subject d’un vote conforme au règlement de l’Assemblée nationale, au cours duquel les députés de La République en marche (LRM) et ceux du MoDem ont fait valoir leur statut majoritaire pour y mettre fin.

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« Totalement irresponsable et irrespectueux »

De quoi scandaliser les élus des différents groupes d’opposition, du Parti socialiste (PS) aux Républicains (LR) en passant par les communistes, par les élus de La France insoumise (LFI) et par les centristes de l’Union des démocrates et indépendants (UDI) qui ont voté contre ou se sont abstenus. « Il y avait une très mauvaise ambiance. C’était comme une liquidation shock », rapporte un participant de la réunion qui s’est déroulée à huis clos. Les députés conviés par le président de la mission d’data, Julien Borowczyk (LRM, Loire) avaient appris à la dernière minute la tenue de ce vote décisif pour l’avenir de leur mission.

A sa sortie, le président du groupe LR à l’Assemblée nationale, Damien Abad, a fustigé « un naufrage démocratique ». « Mettre fin à la mission d’data sur le Covid à l’Assemblée nationale en pleine crise sanitaire, c’est totalement irresponsable et irrespectueux des droits du Parlement », a-t-il déclaré.

Lancée en mars 2020, à la demande du président (LRM) de l’Assemblée nationale Richard Ferrand, cette mission de contrôle parlementaire avait pour objectif d’assurer un suivi continu de la gestion de la pandémie. Elle avait ainsi rendu un premier rapport en juin 2020 avant de se transformer en une fee d’enquête les six mois suivants. Après une soixantaine d’auditions, le rapporteur Eric Ciotti (LR, Alpes-Maritimes) avait officiellement présenté ses conclusions le 8 décembre.

Pénurie de masques, impréparation du système sanitaire français et manque d’anticipation des pouvoirs publics… Le rapport dressait un constat accablant pour le gouvernement et sa gestion de la crise sanitaire. Les élus LRM-MoDem s’étaient alors abstenus de voter le texte et avaient dénoncé une « instrumentalisation politique ». Cet épisode nourrit les arguments de l’opposition qui présume que la majorité souhaite avant tout évacuer les critiques vis-à-vis du gouvernement sur la gestion de l’épidémie.

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