Ligue des nations : retrouvailles stériles pour les Bleus face au Portugal

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Peu tranchants pour le retour du Portugal à Saint-Denis quatre ans après le revers de 2016, les Bleus ont concédé le match nul face à la Selecçao de Cristiano Ronaldo (0-0), dimanche 11 octobre en Ligue des nations. Les retrouvailles dans huit mois à l’Euro s’annoncent indécises.

« Il y a la qualité des deux côtés, ça aurait pu basculer. On a pris le dessus en seconde période où on était plus haut, mais sans arriver à créer énormément de décalage, comme eux », a résumé sur M6 le sélectionneur Didier Deschamps, finaliste malheureux de l’Euro-2016 contre la bande de « CR7 ».

Il n’y avait pas, cette fois-ci, d’Eder dans les rangs portugais pour faire basculer le match du mauvais côté. Il n’y avait pas non plus de prolongation pour le faire basculer tout court, ni de milliers de spectateurs pour le rendre haletant, restrictions obligent. Il y a eu, en revanche, un Hugo Lloris impeccable pour détourner une frappe de Ronaldo à la dernière minute et éviter aux Bleus une nouvelle défaite cuisante.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

Au bout de 90 minutes d’un combat plus physique que technique où les champions d’Europe auront regardé les champions du monde dans les yeux, il a donc fallu remettre la revanche pour plus tard.

Le prodige du PSG Kylian Mbappé aurait sans doute aimé frapper un grand coup face à son modèle de jeunesse Ronaldo, mais il n’eut que trop peu d’occasions pour espérer quoi que ce soit de mieux, quatre jours après son but lors du festival offensif contre l’Ukraine en amical (7-1).

La première place du groupe de Ligue des nations reste donc en possession de la Selecçao à la différence de but, et les Bleus n’auront pas le droit à l’erreur mercredi contre la Croatie à Zagreb. Le match retour à Lisbonne, le 14 novembre, sera plus crucial encore car il s’annonce déjà comme une finale de poule, et car le vainqueur prendra un net ascendant sur le perdant avant les retrouvailles qui suivront derrière, le 23 juin 2021 en clôture du groupe F de l’Euro.

Les cadres muets

L’une des satisfactions pour l’équipe de France restera tout de même d’avoir su museler Ronaldo, qui n’a donc toujours pas marqué contre les Bleus. La superstar aux 101 buts internationaux a pourtant disposé cette fois de 90 minutes pour ouvrir son compteur, contre seulement 25 le 10 juillet 2016, au soir du sacre portugais qu’il avait dû fêter depuis le banc de touche, blessé.

Il y aura tout de même un peu de déception du côté de Deschamps, qui avait rarement eu un effectif aussi complet à sa disposition depuis le Mondial, ce qui tombait bien, vu le pedigree de l’adversaire du soir et l’échéance de l’Euro qui approche.

Le sélectionneur l’avait dit samedi, ce sommet d’automne allait permettre « d’évaluer les forces du moment ». Peut-être pensait-il déjà aux « forces du futur », car le onze aligné dimanche avait tout à fait l’allure de celui qui pourrait démarrer en juin le Championnat d’Europe, avec neuf des 11 titulaires de la finale de Moscou sur la pelouse au coup d’envoi, plus Presnel Kimpembe et Adrien Rabiot.

Mais malgré la présence de tous les cadres, il a manqué de l’énergie, de l’inspiration et une bonne dose de mouvement aux Bleus pour espérer débloquer la rencontre.

La 117e de Lloris

Malgré une seconde période plus animée que la première, le match s’est quand même longtemps résumé à une âpre bataille de duels. Olivier Giroud y a d’ailleurs laissé un peu de sang, sur un coup de coude de Ruben Dias, dès la deuxième minute. Lucas Hernandez, lui, y a laissé ses tripes, sur une intervention précieuse pour contrer une reprise de Ronaldo (24e), l’une des seules occasions du match pour l’ogre de la Juventus Turin.

Mbappé aurait pu marquer sans un bon arrêt de Rui Patricio (47e), tout comme Paul Pogba, titulaire pour la première fois depuis seize mois en sélection (76e). Inversement, Pepe a cru ouvrir le score mais il était en position de hors-jeu (73e), et l’espoir de l’Atlético Madrid Joao Félix a buté sur Lloris (72e), excellent pour sa 117e sélection, un chiffre seulement atteint par Lilian Thuram (142) et Thierry en Henry (123).

Les entrées en jeu d’Anthony Martial et Kingsley Coman ont certes confirmé l’ascendant français de la seconde période, mais cela s’est avéré insuffisant pour débloquer le compteur. Cela n’est pas si grave : les Bleus auront deux autres duels face aux Portugais cette saison pour le faire.

Le Monde avec AFP



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