Manifestation à Paris: Lallement demande aux policiers de “tenir la ligne républicaine”

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LUDOVIC MARIN via Getty Images

Le préfet de police de Paris Didier Lallement lors de la visite d’un commissariat à Saint-Ouen au mois d’octobre (illustration). 

POLICE – Un rappel qui intervient dans un contexte pour le moins tendu. Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a demandé aux policiers sous son autorité de tenir “la ligne républicaine jusqu’au bout”, dans une lettre adressée à chacun d’eux, avant de nouvelles manifestations ce samedi 28 novembre contre les violences policières.

“Dévier de la ligne républicaine qui nous sert de guide, cette ligne qui a éclairé les pas de nos anciens dans les ténèbres de l’histoire, c’est renier ce que nous sommes, c’est ébranler le pacte de confiance qui nous unit à nos concitoyens, c’est perdre le sens de notre mission”, écrit le préfet dans ce courrier dont l’AFP a pris connaissance.

Soulignant “attendre de chacun (d’eux) qu’il tienne la ligne jusqu’au bout”, il ajoute :“l’exigence que je place en vous, je me l’impose aussi”. Alors que le passage à tabac par des policiers d’un producteur de musique noir dans son studio parisien, a soulevé une vague d’indignation, le préfet dit pouvoir “compter sur la probité, le sens de l’honneur et l’éthique” des policiers.

Ce passage à tabac a été rendu public grâce à la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux. “Dans les prochains jours, les prochaines semaines (…) nul doute que vous serez confronté à la difficulté, aux doutes, voire à la colère ou à la peur”. “Je sais pourtant que vous vous réaliserez, en hommes et femmes de caractère”, conclut Didier Lallement.

Le niveau de sécurisation jugé “irresponsable”

À noter que la manifestation du jour suscite l’inquiétude chez certains policiers. Du moins du côté du syndicat Alliance, qui juge “irresponsable” le niveau de sécurisation du dispositif prévu à Paris. Frédéric Lagache, délégué général du syndicat, a expliqué à l’AFP que “les autorités s’attendaient à des infiltrations de gilets jaunes radicaux, voire des black blocs lors de cette manifestation à haut risque prévue de République à Bastille”. 

Ce faisant, mobiliser “2000 membres des forces de l’ordre pour sécuriser une telle manifestation où l’on attend environ 40.000 personnes, c’est irresponsable pour la sécurité des manifestants et pour celle des policiers”. Face à cette “situation préoccupante et incompréhensible” à ses yeux, Frédéric Lagache a demandé en conséquence que davantage de policiers soient mobilisés pour éviter des incidents, “même si le risque zéro n’existe pas”. 

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