Mischa Maisky et l’Orchestre National de Lille à la Philharmonie de Paris « Concerts &Laquo; La Scène « ResMusica

0 3





Plus de détails

Paris. Philharmonie, Grande salle Pierre Boulez. 9-X-2020. Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) : Nocturne op. 19 n° 4 ; Variations sur un thème rococo ; Max Bruch (1838-1920) : Kol Nidrei (Adagio sur deux mélodies hébraïques) op. 47 ; Richard Strauss (1864-1949) : Métamorphoses. Mischa Maisky, violoncelle. Orchestre National de Lille, direction : Alexandre Bloch

Personnalité atypique, le violoncelliste Mischa Maisky est au cœur d’un beau programme associant Tchaïkovski, Bruch et Strauss, en compagnie de l’Orchestre National de Lille, sous la direction d’Alexandre Bloch.

mischa-maisky-by-mat-hennek-dg_1Programme raccourci en durée et allégé en effectif, le concert débute par deux pièces rares, jouées enchaînées : la transcription pour violoncelle et orchestre du Nocturne n° 4 op. 19 de Tchaïkovski (1888) et Kol Nidrei op. 47 (Adagio sur deux mélodies hébraïques) de Max Bruch (1880) dans une transcription de Mischa Maisky. La première adopte la coupe ternaire traditionnelle du nocturne nous donnant à apprécier la magnifique sonorité du Montagnana (violoncelle du XVIIᵉ siècle) du violoncelliste, ainsi que son jeu très lyrique (rubato) se déployant dans une douce cantilène bien équilibrée avec l’orchestre. Dans Kol Nidrei, l’instrument s’exprime d’abord dans un phrasé plus appuyé, profond et grave soutenu par le hautbois et le cor traduisant un chant d’expiation, puis de façon plus chantante dans la deuxième mélodie où le violoncelle fait preuve d’un sublime legato dans son dialogue avec la harpe.

Les Variations sur un thème Rococo (1889) bénéficient également d’une belle interprétation, parfois périlleuse et légèrement approximative dans les passages les plus virtuoses, mais véritablement habitée dans l’élégante et élégiaque valse lente, affichant alors une grande complicité avec la phalange lilloise (en particulier les vents). En guise de « bis » Mischa Maisky offre une émouvante lecture du Cygne, extrait du Carnaval des animaux de Saint-Saëns.

Les Métamorphoses de Richard Strauss pour 23 cordes solistes concluent ce programme : poignantes dans le lamento initial des cordes graves (altos et violoncelles), puis d’un dramatisme tendu (violons) dans la partie centrale, avant de revenir à une déploration accablée suivant l’évolution mouvante de la polyphonie, conduite avec une particulière clarté et précision par Alexandre Bloch, dont l’effet est troublé par une gestique exubérante peu à propos dans cette partition.

Crédit photographique : Mischa Maisky © Mat Hennek

Plus de détails

Paris. Philharmonie, Grande salle Pierre Boulez. 9-X-2020. Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) : Nocturne op. 19 n° 4 ; Variations sur un thème rococo ; Max Bruch (1838-1920) : Kol Nidrei (Adagio sur deux mélodies hébraïques) op. 47 ; Richard Strauss (1864-1949) : Métamorphoses. Mischa Maisky, violoncelle. Orchestre National de Lille, direction : Alexandre Bloch

Mots-clefs de cet article

(function(d, s, id) {
var js, fjs = d.getElementsByTagName(s)[0];
if (d.getElementById(id)) return;
js = d.createElement(s); js.id = id;
js.src = “https://connect.facebook.net/fr_FR/all.js#xfbml=1”;
fjs.parentNode.insertBefore(js, fjs);
}(document, ‘script’, ‘facebook-jssdk’));



Source link

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More