Nicolas Canteloup quitte Europe 1 à son tour

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FRED DUFOUR / AFP

Après 16 ans d’antenne sur Europe 1, Nicolas Canteloup quitte à son tour la radio, désormais aux mains de Vincent Bolloré et toujours plus proche de la très réactionnaire CNews (photo d’archive prise en septembre 2012 au siège parisien d’Europe 1).

MÉDIAS – La purge se poursuit. Alors que l’emprise de Vincent Bolloré sur Europe 1 ne cesse de s’accentuer et que le rapprochement avec CNews paraît de jour en jour un peu plus inéluctable, une nouvelle figure quitte la radio du groupe Lagardère. Et pas des moindres puisqu’il s’agit de l’imitateur Nicolas Canteloup, l’homme derrière la célèbre “Revue de presque” de 8h44. 

Un rendez-vous que l’humoriste proposait depuis maintenant seize ans, comme il le rappelle dans un texte transpirant les regrets et la tristesse, partagé sur les réseaux sociaux par Jean-Marc Dumontet, le producteur de l’émission et découvreur du talent de l’imitateur. 

“Nous ne savions pas le 2 juillet dernier que nous accomplirions notre dernière ‘Revue de presque’ sur Europe 1”, commence d’ailleurs la missive, qui décrit en creux l’éviction de Nicolas Canteloup et de ses auteurs d’Europe 1. Une radio évoquée comme “notre maison où nous avons été tellement libres et heureux”, où l’on “encourageait l’insolence” et “entretenait la flamme de la contestation”. 

Dans ces quelques lignes, l’équipe de la “Revue de presque” revendique ainsi d’avoir été “heureuse, fière, enthousiaste et indépendante” pendant ces seize années d’antenne. 

Un texte qui n’oublie pas de remercie la meneuse de jeu de l’émission, Julie Leclerc, ainsi que les auditeurs et les équipes de ce rendez-vous incontournable de la radio. Un texte qui se termine surtout par un dernier clin d’œil à la prise de pouvoir de Vincent Bolloré et à ses aspirations réactionnaires pour l’antenne: “Nous détesterions qu’Europe 1 manque à son histoire.”  

Durant la grève qui a suivi l’annonce du rapprochement entre le groupe de l’industriel breton et Europe 1, Nicolas Canteloup était resté à l’antenne, mais il s’était servi de cette position pour soutenir sans équivoque et avec malice les grévistes, imitant certains des journalistes mis à l’écart ou poussés au départ. Une manière de dénoncer la “droitisation” de l’antenne d’ores et déjà mise en œuvre par Vincent Bolloré et ses équipes de CNews, dont les programmes seront bientôt -en partie en tout cas- confondus avec ceux de la radio. 

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