Nous sommes à l’aube de catastrophes cataclysmiques, alerte un rapport du GIEC

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Un projet de rapport du GIEC alerte que nous ressentirons les impacts du dérèglement climatique bien avant 2050

Selon un projet de rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de l’Organisation des Nations Unies (ONU), dévoilé par l’Agence France-Presse le mercredi 23 juin, le dérèglement climatique aura des impacts sur la vie sur terre bien avant 2050.

Le projet de rapport du GIEC, qui est beaucoup plus alarmant que celui de 2014, a pour objectif d’influencer les décisions politiques. Bien que les conclusions ne changeront pas dans les grandes lignes, le rapport sera officiellement publié en février 2022, lorsque les 195 Etats membres l’auront approuvé par consensus. Néanmoins, selon plusieurs scientifiques, il est déjà trop tard pour les réunions internationales capitales sur le climat et la biodiversité prévues à la fin de 2021.

Réchauffement du climatRéchauffement du climat

En signant l’accord de Paris, les pays s’étaient engagés à limiter le réchauffement à 2°C maximum par rapport à l’ère préindustrielle, et 1,5°C si possible. Mais le GIEC considère qu’au-delà d’une hausse des températures de 1,5°C, nous pourrions avoir« progressivement, des conséquences graves, pendant des siècles, et parfois irréversibles ». D’après l’Organisation météorologique mondiale, la probabilité de dépasser le seuil des 1,5°C dès 2025 est actuellement de 40%.

Depuis le milieu du XIXe siècle, les températures moyennes ont déjà augmenté de 1,1°C, et même si nous diminuons les émissions de CO2, les effets deviendront de plus en plus graves. Pour de nombreuses espèces d’animaux et variétés de plantes, il est d’ailleurs déjà trop tard selon le rapport, car même à 1,5°C, certains organismes, comme les récifs coralliens, ne pourront pas s’adapter.

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D’autre part, le GIEC avertit que nous ne sommes pas préparés pour faire face au changement climatique « Les niveaux actuels d’adaptation seront insuffisants pour répondre aux futurs risques climatiques ».

Et même si nous ne dépassons pas les 2°C, la faim pourrait toucher 80 millions de personnes supplémentaires d’ici à 2050. Des centaines de millions de personnes vivant dans des villes côtières seront menacées par la hausse du niveau de la mer, les contraignant à migrer pour se mettre en sécurité. En limitant l’augmentation à 1,5 °C, 350 millions d’habitants en plus seront confrontés à des pénuries d’eau, et si nous dépassons les 2 °C, 400 millions de personnes connaîtront des pénuries d’eau et 420 millions de personnes devront faire face à des canicules extrêmes.

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Photos d’illustration: Pixabay

Par ailleurs, d’après de récents travaux, si nous dépassons les 2 °C de réchauffement, la fonte des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique de l’Ouest pourrait atteindre un point de non-retour. C’est pour cette raison que « chaque fraction d’un degré compte », insiste le GIEC.

Mais malgré des conclusions alarmantes, le projet de rapport du GIEC offre encore un peu d’espoir. Nous pouvons toujours agir pour la conservation et la restauration des mangroves et des forêts sous-marines de kelp, considérées comme des puits de « carbone bleu », elles augmentent le stockage du carbone, mais protègent également des submersions, tout en abritant beaucoup d’espèces et en offrant de la nourriture aux populations côtières.

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