Patrick Ollier visé par une plainte pour “détournement de fonds publics”

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POOL by way of REUTERS

Patrick Ollier lors des cérémonies du 18 juin 1940 au Mont Valérien, à Suresnes, en 2017

ENQUÊTE – Des opérations immobilières qui interrogent les enquêteurs. Patrick Ollier, président LR de la Métropole du Grand Paris et maire de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), est visé par une plainte de l’affiliation Anticor pour “prise illégale d’intérêts” et “détournement de fonds publics”, a appris jeudi l’AFP.

Cette plainte, révélée par le média d’investigation régional Médiacités et consultée par l’AFP, a été déposée le 23 mars devant le parquet de Nanterre à la suite de plusieurs opérations immobilières de proches de l’ancien ministre du gouvernement Fillon.

L’affiliation anticorruption soupçonne notamment Patrick Ollier d’avoir cédé en février 2017 un bâtiment de la ville à un promoteur immobilier “proche”, par le biais d’une cession dont les situations “interrogent”, selon la plainte.

En effet, en amont de cette cession, le promoteur immobilier en query “semble avoir procuré des avantages aux proches” du maire, notamment à son fils et à son ancien directeur général des providers (DGS) lors d’opérations immobilières précédentes, une “situation de prise d’illégale d’intérêts (…) caractérisée” d’après Anticor.

Ainsi, son ancien DGS aurait obtenu de façon “abusive” un luxueux logement de fonction, entre 2007 et 2017. Des faits qui pourraient caractériser “un détournement de fonds publics” d’un montant de 490.000 euros, selon Anticor.

Le maire LR de Rueil-Malmaison depuis 2004 et réélu en juillet à la tête du Grand Paris, ainsi que que son ancien DGS sont également soupçonnés de “faux et usage de faux” dans le cadre de la délivrance d’un permis de construire.

“La plainte a vocation à mettre en évidence une série de petits arrangements entre amis, pratiqués au sein de la commune de Rueil-Malmaison, qui pourraient être constitutifs d’infractions pénales”, ont réagi auprès de l’AFP, Me Moad Nefati et Me Edouard Delattre, avocats d’Anticor.

Interrogé par Médiacités, Patrick Ollier, 76 ans, a contesté en bloc ces accusations. “Je suis tranquille (…) Il n’y a pas d’illégalité”, a-t-il indiqué.

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