Pétrole et Covid-19: l’Opep admet un pic de la demande pétrolière en 2040

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Pour la première fois depuis l’apparition du Covid-19, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole admet que la demande de pétrole va plafonner, mais dans 20 ans.

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L’Opep admet à son tour l’idée d’un pic de la demande de pétrole, mais à long terme, alors que des compagnies comme BP estiment que nous l’avons déjà franchi. Il y a aura d’abord un effet rattrapage de l’après-Covid, estime le cartel dans ses Perspectives mondiales annuelles.

La consommation de pétrole, qui a chuté de près de 10 millions de barils par jour par rapport à l’an dernier, devrait, selon l’Opep, retrouver son niveau de 2019 en 2022, puis continuer à augmenter de 10 millions de barils supplémentaires, plus lentement à partir de 2030, jusqu’en 2040. En 2040, dans 20 ans, ce devrait être le pic : 109,3 millions de barils par jour et à partir de là, le déclin.

Effets du Covid-19 dans la durée, admet l’Opep

L’Opep reconnaît les effets durables du Covid-19. Le télétravail va s’installer dans la durée, cela signifie moins de transport, moins de voyages d’affaires et de tourisme, une hausse de la productivité, un changement du comportement des consommateurs, avec l’essor plus rapide que prévu du véhicule électrique, admet le rapport.

Mais il y aura selon lui une divergence accrue entre les pays de l’OCDE où la demande devrait atteindre un plateau dès 2022 pour décliner en 2025, et les pays en développement où la consommation de brut continuera de croître, Inde en tête, avec l’augmentation de la classe moyenne, de la démographie et le développement économique.

L’Opep en retrait jusqu’en 2025

Dans ce paysage pétrolier du futur, quelle place aura l’Opep ? La production du cartel devrait augmenter l’an prochain, après des coupes de près de 10 millions de barils par jour cette année. Mais en 2025, l’Opep n’aura toujours pas retrouvé sa production de 2019, estime le rapport, car l’offre des concurrents, dont les États-Unis, augmentera aussi.

À long terme, lorsque ces concurrents connaîtront un déclin, l’Opep espère au contraire continuer d’augmenter son offre de brut. Une énergie, qui selon son secrétaire général Mohamed Barkindo, devrait encore constituer la plus importante part du mix énergétique d’ici 2045.



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