plus de 240 manifestants arrêtés par la police

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Des émeutes et de violents affrontements entre la police tunisienne et les manifestants ont éclaté, dimanche soir à lundi, dans la capitale Tunis et plusieurs autres villes pour la deuxième journée consécutive, tandis que les forces de sécurité arrêtaient des dizaines de jeunes. Les autorités tunisiennes disent avoir arrêté plus de 240 manifestants.

En Tunisie, des troubles sont survenus alors que le pays faisait face à une crise économique sans précédent et à un confinement à l’échelle nationale imposé depuis jeudi dans le cadre des efforts visant à contenir la flambée des infections à Coronavirus. Le porte-parole des Forces de sécurité intérieure, Walid Hkima, a déclaré que la police anti-émeute avait arrêté 242 personnes, pour la plupart des adolescents et des enfants, qui avaient vandalisé des biens et tenté de cambrioler des magasins et des banques pendant la nuit et pendant la journée de dimanche, dans plusieurs villes.

Une décennie après une révolution contre la pauvreté, la corruption et l’injustice, la Tunisie a progressé vers la démocratie, mais ses problèmes économiques se sont aggravés, le pays au bord de la faillite et les services publics dans une situation désastreuse. Le produit intérieur brut (PIB) a diminué de 9%, l’an dernier, les prix à la consommation ont grimpé en flèche et un tiers des jeunes sont au chômage.

Le secteur clé du tourisme, déjà à genoux après une série d’attaques meurtrières de groupes armés en 2015, a subi un coup dévastateur du fait de la pandémie de Covid-19. La Tunisie a enregistré plus de 180 090 cas de Coronavirus, dont plus de 128 992 guéris et 5 692 décès.

Les manifestants n’ont pas formulé d’exigences claires, lors de leur mouvement d’humeur que les autorités ont qualifiées d’émeutes, dans au moins 10 villes du pays. Dans le quartier délabré d’Ettadamen de la capitale, des manifestants, pour la plupart des adolescents, ont bloqué des routes et lancé des pierres sur la police. Cette dernière a tiré des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour les disperser, dimanche.

Les affrontements se sont également propagés dans le quartier de Mnihla à Tunis. Les manifestations constituent un défi pour le gouvernement de Hicham Mechichi, qui a remanié son Cabinet au milieu d’une bataille continue pour l’influence politique. Les régions rurales du centre et du sud du pays restent des foyers d’émeutes.

Dans la ville de Jelma, gouvernorat de Sidi Bouzid, la police a dispersé des jeunes qui bloquaient les routes et brûlaient des pneus pour protester contre leur marginalisation et leur pauvreté. D’autres manifestations ont eu lieu dans les villes de Ras Djbel, Ksar Hlel et Beja.

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