Pole Emploi ferme ses agences après la tuerie à Valence

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PHILIPPE DESMAZES / AFP

La police bloque l’accès au Pôle emploi de Valence après l’agression mortelle d’une conseillère Pole emploi et d’une autre femme 

Un ingénieur sans emploi de 45 ans a tué par balles jeudi matin une conseillère Pôle emploi à Valence, puis une salariée d’une entreprise de l’Ardèche où il avait travaillé, avant d’être interpellé et placé en garde à vue. Aucun cell n’a pour l’heure pu être établi.

L’opérateur, dont le directeur général Jean Bassères était attendu sur place jeudi, souligne dans son communiqué qu’“un soutien psychologique a d’ores et déjà été proposé aux agents”. Il ajoute qu’“en solidarité avec la famille de la victime, ses proches et l’ensemble de ses collègues, une minute de silence sera respectée (vendredi) à midi dans tout l’établissement”. 

“Tragédie d’une violence inouïe”

“Ce temps permettra aux équipes de Pôle emploi de se recueillir. Les services de Pôle emploi restent accessibles à distance et les conseillers sont mobilisés pour accompagner les demandeurs d’emploi”, poursuit l’opérateur.

Dans un communiqué, la fédération CFDT Protection Sociale Travail Emploi se dit “légitimement inquiète” face à “cette tragédie d’une violence inouïe”. Le syndicat réclame “des actes forts” pour “répondre aux craintes des salariés de Pôle emploi” et observe que “même si cet acte effroyable est exceptionnel, il montre aussi les difficultés que rencontrent les salariés de Pôle emploi dans l’exercice de leur activité professionnelle au quotidien, en particulier dans l’accueil du public”.

La CGT de Pôle emploi fait half de son côté de sa “sidération” et souligne dans un communiqué que “dans ce contexte de crise sanitaire, sociale et économique, les situations d’accueil dans les services publics et les organismes de protection sociale sont particulièrement difficiles”. 

“La misère sociale et le désespoir d’une partie de la population peuvent malheureusement engendrer ces passages à l’acte”, poursuit le syndicat qui demande notamment “des actes” en faveur des populations “les plus impactées”.

“On est tous choqués, dans la colère et le recueillement”, a commenté Nathalie Delbaere, déléguée du syndicat CGT, ajoutant: “Il faut que notre direction s’interroge maintenant pour savoir ce qui s’est passé car la maltraitance des demandeurs d’emploi entraîne la maltraitance des agents”.

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