Pour Emmanuel Macron, les pêcheurs « ne sauraient être les sacrifiés du Brexit »

0 5



Des pêcheurs dans le port de Guilvinec, le 7 février 2017. FRED TANNEAU / AFP

Les pêcheurs « ne sauraient être les sacrifiés du Brexit », a prévenu Emmanuel Macron en arrivant jeudi au sommet européen en partie consacré aux difficiles négociations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, qui butent notamment sur la pêche. Le président français a de nouveau affirmé que Paris était « prêt » à un « non-accord » avec Londres « s’il n’y a pas de bons termes trouvés à l’issue » de ces négociations.

Evoquant les « points qui restent à discuter », Emmanuel Macron a cité, en premier lieu, la pêche. La France est l’un des Etats membres les plus concernés par ce dossier en raison de l’activité des pêcheurs de ses ports du Nord-Ouest dans les eaux britanniques, très poissonneuses. « Préserver l’accès de nos pêcheurs aux eaux britanniques et permettre un bon compromis [sur ce dossier] est un point important » des négociations, a-t-il dit.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Il n’y aura pas de traité de libre-échange sans un accord de pêche équilibré »

L’accord du Brexit « ne saurait se faire à tout prix »

Le président a également insisté sur l’importance de s’accorder avec Londres sur des « conditions équitables, c’est-à-dire de nous assurer que nous avons un même niveau de jeu pour ce qui est des aides d’Etat et des réglementations sociales et environnementales ». « Créer du dumping environnemental ou social à nos frontières » n’est pas acceptable par les 27, selon lui. L’accord du Brexit « ne saurait se faire à tout prix » et « si ces conditions ne sont pas remplies, il est possible que nous n’ayons pas d’accord. La France y est prête », a-t-il affirmé.

Concernant l’épidémie de Covid-19, qui sera au menu du sommet vendredi matin, le président français s’est félicité que « l’Europe se coordonne mieux pour cette deuxième phase » qu’elle ne l’a fait au printemps, lorsque plusieurs pays membres avaient pris des mesures unilatérales de fermeture de leurs frontières. Avant le début de la première session de travail, Emmanuel Macron devait s’entretenir avec la chancelière allemande, Angela Merkel, selon son programme.

Le Monde avec AFP



Source link

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More