Quelle est cette société où il est plus simple de tout interdire que d’imposer un vaccin?

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Xinhua News Agency via Getty Images

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé une série de nouvelles mesures plus strictes pour lutter contre l’épidémie de covid-19 et notamment un couvre-feu national à 18h, le 14 janvier 2021. (Xinhua/Gao Jing via Getty Images)

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19en mars 2020, nous faisons face, dans nos villes et dans nos villages, aux pires atteintes à nos libertés fondamentales depuis vraisemblablement la seconde guerre mondiale. 

On nous a interdit de sortir de chez nous, de nous promener dans nos rues, nos campagnes et même nos plages, sous peine d’amende. 

On nous a interdit de nous réunir, découragé de voir nos amis, nos proches, nos familles, nos anciens en EHPAD. Nos parents, nos enfants, se sont éloignés de nous. 

On nous a imposé des couvre-feux

On nous a interdit de travailler. Nombre d’entre nous ont dû fermer leurs commerces et cesser leur activité professionnelle, du jour au lendemain. 

On nous a interdit de nous marier dans des conditions qui respectent le rituel, conjugal et familial, que cette institution représente, alors qu’elle est à la fois un acte individuel et un acte collectif. 

On nous a interdit d’accompagner nos défunts dans des conditions humaines et décentes.  

On nous a interdit de mettre nos enfants à l’école. 

On nous a interdit de vivre notre vie associative, d’avoir accès à la culture, de faire du sport. 

Nous avons accepté ces atteintes à nos libertés. À notre mode de vie. À notre vie. 

Nous avons accepté que nos rapports sociaux se délitent. 

Nous avons accepté de nous enfoncer dans une crise économique majeure, puisque notre économie perd, selon les estimations, de 5 à 8 milliards d’euros chaque mois. 

 

 

Nous avons accepté de laisser des entreprises faire faillite et de perdre de manière durable des milliers d’emplois chaque mois, depuis plus de 10 mois. 

Nous avons accepté de porter des masques, pour nous protéger nous-mêmes et pour protéger les autres. 

Nous avons accepté l’obligation réglementaire, dans certains lieux publics, de respecter une distanciation sociale. 

Que n’avons-nous pas accepté? Rien! Nous avons accepté le plus inacceptable. Même le plus insupportable. 

Parce qu’il le fallait. C’est, en tout cas, ce qu’on nous répète depuis des mois. 

Et puis arrive le vaccin. Arrive l’unique solution nous permettant de pouvoir sortir de cette crise sanitaire, économique, sociale, psychologique. Arrive donc la fin de toutes nos restrictions de liberté, y compris les plus violentes. 

Et alors que nous aurons été réprimés comme rarement, le vaccin, lui, est… optionnel. Sérieusement? 

La France a déjà rendu des vaccins obligatoires. La loi du 30 décembre 2017, sur proposition d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a rendu obligatoires 8 vaccins supplémentaires, jusqu’alors simplement “recommandés” pour la petite enfance, en complément des 3 vaccins imposés auparavant. Cette décision répondait à “une nécessité d’enrayer certaines maladies infectieuses”, nous a informé le ministère des Solidarités et de la santé. Dont acte. 

La nécessité d’enrayer la propagation de la Covid-19 serait-elle moins importante? Nous avons, sans doute, mal dû comprendre ce qui se passe depuis 10 mois. Ou alors nous avons trop bien compris que le gouvernement, après avoir tout imposé à l’ensemble de notre population, recule sans combattre devant une fronde hypothétique des antivaccins. 

Quelle est cette lâcheté historique à laquelle nous sommes confrontés? Quelle est cette société où il est plus simple de tout interdire et de nous faire renoncer à notre humanité, que d’imposer l’administration d’un vaccin? 

Qui imagine un seul instant le général de Gaulle reculer devant une piqûre?

 

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