“Ratchet and Clank : Rift Apart” : le blockbuster ludique de l’été est arrivé

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Le nouvel épisode de la série de jeux de plateformes et d’action emblématique des consoles PlayStation tient toutes ses promesses. Plus spectaculaire que jamais, il se distingue par l’arrivée de deux héroïnes aux côtés du bondissant Ratchet et de son petit robot Clank.

Paf ! Cling ! Les réflexes reviennent dès la première caisse, sur laquelle on se jette avec délice. Cinq ans après leur dernière aventure (qui était un semi-remake de la toute première), Ratchet et Clank sont de retour et, sur ce plan-là au moins, on ne sera pas dépaysé·es : le plaisir de la destruction pour de faux, joyeuse et sans gravité est toujours au cœur de l’affaire qui, en la matière, ne s’était encore jamais révélée aussi spectaculaire. Il faut dire que l’une des fonctions de Ratchet & Clank : Rift Apart, la grosse exclusivité PS5 de l’été, est justement d’en mettre plein la vue et, du même coup, de donner envie de s’offrir ladite PlayStation 5 (à condition de réussir à la trouver en magasin, ce qui n’est toujours pas évident à ce jour).

Née en 2002 et présente depuis sur toutes les consoles de Sony, la série Ratchet & Clank peut être vue comme l’enfant de Super Mario et du jeu de tir (et aussi, sur le terrain de la SF cartoon, comme le pendant simple et funk de la plus sérieuse saga Oddworld). Ici, l’utilisation des armes (aux caractéristiques souvent facétieuses) et la maîtrise des sauts sont les deux faces d’une même approche burlesque. Au centre de ces aventures peuplées de créatures mignonnes ou monstrueuses et de robots bizarres : ce qui arrive aux corps, aux choses, aux matières. La déformation, le rebond. Et l’éclat de rire au milieu des explosions.

Hyperactif

En la matière, on ne peut pas dire que Rift Apart s’économise beaucoup. Si, une fois posé·es avec notre vaisseau sur l’une ou l’autre des planètes entre lesquelles il nous balade, la route vers chacun des niveaux d’action prend la forme agréable d’une déambulation dans un espace semi-ouvert (où l’on ne manquera pas de chercher trésors et lieux secrets), le rythme de cet épisode se révèle extrêmement soutenu. Au point que lorsqu’on en atteint la fin, c’est épuisé·e que l’on repose la manette. C’était chouette tant que ça durait, mais ça fait aussi du bien quand ça s’arrête (d’autant que Rift Apart souffre aussi du syndrome du boss aux résurrections multiples). Cette intensité, dont le prix est aussi un certain nombre de redites (retours d’ennemis, de situations…) est à la fois sa principale qualité et sa limite. Tel un enfant hyperactif et malgré la présence d’épreuves-interludes aux styles différents – notamment des phases de réflexions avec le petit robot Clank dans l’esprit de Lemmings ou de Mario vs Donkey Kong –, Rift Apart nous laisse rarement seul·e avec nous-mêmes alors que ses décors métalliques et scintillants auraient sans doute mérité qu’on les visite plus tranquillement. Mais la logique est ici d’abord celle de l’attraction foraine. Ni répit, ni repos. Attention, du point de départ à l’arrivée, ça va secouer.

Rom-com

Rift Apart n’est cependant pas qu’un Ratchet & Clank gonflé, qu’un best-of en 4K, 60fps (images par seconde) et plus (HDR, ray-tracing) si affinités. C’est aussi, en exagérant à peine, un jeu malin sur le couple, la conjugalité, pour ne pas dire une dating sim longtemps empêché. Car dans cette histoire qui confronte nos héros à un petit problème de failles dimensionnelles, de nouveaux personnages venu·es d’une réalité parallèle font leur apparition que l’on contrôle pendant la moitié du jeu. Il y a un petit robot féminin mais, surtout, une femelle Lombax répondant au doux nom de Rivet (que, tout au long de l’aventure SF à rebondissements de cette bande des quatre d’un autre type, on n’a pu s’empêcher d’entendre “Rivette”). Elle possède un pelage plus clair, un regard peut-être un peu plus profond, mais se révèle au moins aussi compétente que notre vieux camarade dans les séquences d’affrontement, filant, bondissant et allumant tout ce qui bouge avec exactement les mêmes capacités que ce dernier. L’amélioration des armes-gadgets qui constitue l’un des éléments clés de Ratchet & Clank, se fait d’ailleurs ici à la fois pour les deux personnages, qui partagent le même arsenal aux pouvoirs multiples (geler l’ennemi, l’électrocuter, le transformer en plante, le faire attaquer par de multiples champignons sur pattes…)

Communiquant à distance, Ratchet et Rivet évoluent dans des mondes parallèles intimement lié·es et se demandent s’ils vont ou non finir par se rencontrer. Est-ce qu’ils le souhaitent, d’ailleurs ? Les petits robots qui les accompagnent leur servent de confident·es quand ils traversent l’espace entre une bataille contre les sbires de l’infâme Nefarious, une série d’épreuves pour recevoir le noble titre de pirate (qui évoque curieusement l’attraction Pirates des Caraïbes de Disneyland) et une séance de combat aérien à dos de dragon aux faux airs de Panzer Dragoon. Mais, bientôt, boy meets girl, et réciproquement, pour l’union de chacun avec son double d’une autre dimension. Une définition du couple qui, tout bien pesé, en vaut d’autres. Sous les démonstrations pyrotechniques, la comédie romantique ? Ce n’est pas la moindre des surprises de ces folles montagnes russes vidéoludiques.

Ratchet & Clank : Rift Apart (Insomniac Games / Sony), sur PS5, de 60 à 80€.

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