Régionales et départementales : le point sur les résultats et les alliances en vue du second tour en outre-mer

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Dimanche 27 juin, les électeurs sont invités à voter pour le second tour des élections régionales et départementales à La Réunion et à la Guadeloupe, tandis que les citoyens de Martinique et de Guyane désigneront les membres de leurs assemblées territoriales, qui cumulent les compétences d’un conseil régional et d’un conseil départemental.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs



       <p class="article__paragraph ">A l’exception de Mayotte, <a href="https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/06/21/abstention-aux-regionales-deux-francais-sur-trois-sont-restes-loin-des-urnes_6085028_823448.html">le phénomène d’abstention massive</a> qui a marqué le premier tour, dimanche 20&nbsp;juin, n’a pas épargné l’outre-mer. A la Guadeloupe, Ary Chalus (La République en marche, LRM), a raté de peu une réélection dès le premier tour. A la Martinique et à La Réunion, la gauche part favorite pour le second tour, tandis que la droite semble en tête en Guyane et à Mayotte.</p>           <p class="article__paragraph ">Au terme des tractations entre les différentes listes ayant pu se maintenir – la date butoir était le mardi 22&nbsp;juin, à 18&nbsp;heures, heure locale –, voici un état des lieux des forces en présence.</p>                                     <ul class="article__unordered-list"><li><h2>Guadeloupe&nbsp;: le président LRM en force face à la liste PS</h2></li></ul>           <p class="article__paragraph ">Ce scrutin, pour lequel 12 listes étaient en lice pour élire les 41 conseillers régionaux, a été marqué par une très forte abstention, avec un taux de participation de seulement 30,85&nbsp;%, contre 47,21&nbsp;% en&nbsp;2015. La liste conduite par le président sortant, Ary Chalus (LRM), a raté de peu la réélection dès le premier tour, en récoltant 49,31&nbsp;% des suffrages exprimés. Il devance cependant de plus de 30 points la liste Parti socialiste (PS) menée par Josette Borel-Lincertin, la présidente du conseil départemental, qui a totalisé 17,38&nbsp;% des votes.</p>             <p class="article__paragraph ">La campagne électorale a été émaillée d’enquêtes politico-financières, avec plusieurs candidats placés en garde à vue ces dernières semaines. C’est le cas d’Ary Chalus, le 11&nbsp;mai, dans le cadre d’une enquête pour «&nbsp;abus de confiance, détournement de fonds publics et financement illégal&nbsp;» lors de la campagne de 2015. Josette Borel-Lincertin, la candidate de la fédération guadeloupéenne du Parti socialiste, avait, elle, été placée en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour «&nbsp;prise illégale d’intérêts, complicité de prise illégale d’intérêts ou recel&nbsp;».</p>                                     <p class="article__paragraph ">Deux listes n’ont pas atteint les 10&nbsp;% qui permettent de se qualifier au second tour, mais pourraient fusionner afin d’espérer jouer les trouble-fêtes&nbsp;:<strong> </strong>la formation régionaliste de Ronald Selbonne («&nbsp;Alyans Nasyonal Gwadloup&nbsp;»), qui a réuni 9,39&nbsp;% des suffrages, et la liste du député apparenté MoDem Max Mathiasin – mis en examen en septembre&nbsp;pour «&nbsp;abus de confiance et détournement de bien public par personne dépositaire de l’autorité publique&nbsp;» –, arrivé quatrième avec 5,56&nbsp;% des voix.</p>           <p class="article__paragraph ">Les candidats doivent déposer leurs listes en préfecture avant mardi 22&nbsp;juin, à 18&nbsp;heures, heure locale (à minuit, heure de Paris), pour qu’elles soient validées.</p>                                                 <ul class="article__unordered-list"><li><h2>Martinique&nbsp;: vers une quadrangulaire</h2></li></ul>           <p class="article__paragraph ">Le scrutin en Martinique permettra de renouveler pour la première fois les élus de sa nouvelle collectivité territoriale unique, née en&nbsp;2015 de la fusion du conseil régional et du conseil général. Quatorze listes étaient en concurrence pour la collectivité territoriale de la Martinique, du jamais-vu dans cette ancienne région monodépartementale.</p>             <p class="article__paragraph ">Le premier tour a profité aux deux grands partis qui dominent la politique locale depuis une génération&nbsp;: le Parti progressiste martiniquais (PPM), apparenté PS, et les régionalistes du Mouvement indépendantiste martiniquais (MIM). La liste «&nbsp;Alians Matinik&nbsp;», menée par le député PPM Serge Letchimy, est arrivée en tête avec 31,66&nbsp;% des voix, talonnée par la liste MIM d’Alfred Marie-Jeanne, le président sortant du conseil exécutif de la collectivité territoriale de la Martinique, avec 25,80&nbsp;%.</p>           <p class="article__paragraph ">Deux autres listes ont franchi la barre des 10&nbsp;% des suffrages exprimés&nbsp;: «&nbsp;Ansanm pou péyi-nou&nbsp;», avec Jean-Philippe Nilor, qui a obtenu 12,01&nbsp;%, et «&nbsp;La Martinique ensemble&nbsp;», avec Catherine Conconne et ses 10,63&nbsp;%. Affichant leur prudence le soir du premier tour, les quatre listes ont finalement décidé de se maintenir et de ne pas réaliser de fusion, <a href="https://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/territoriales-2021-en-martinique-les-4-listes-se-maintiennent-en-vue-du-second-tour-1040674.html" target="_blank" rel="noopener" title="Nouvelle fenêtre">selon<em> </em>La Première&nbsp;</a>: la Martinique se dirige donc vers une quadrangulaire le 27&nbsp;juin.</p>                       <ul class="article__unordered-list"><li><h2>La Réunion&nbsp;: union des gauches face au président DVD</h2></li></ul>           <p class="article__paragraph ">A La Réunion, le deuxième tour des régionales opposera le président sortant de la région, Didier Robert, et sa liste d’union des droites et des centres (DVD) arrivée en tête dimanche avec 31,10&nbsp;%, à une liste d’union de gauche conduite par Huguette Bello. La maire divers gauche de Saint-Paul, arrivée en deuxième position dimanche (20,74&nbsp;%), a déposé mardi une liste fusionnée avec celles de la maire de Saint-Denis, la socialiste Ericka Bareigts, troisième dimanche soir (18,48&nbsp;%), et du divers gauche Patrick Lebreton (7,78&nbsp;%). Ericka Bareigts y figure en troisième position, tandis que Patrick Lebreton est en sixième position, <a href="https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/second-tour-des-regionales-didier-robert-reconduit-sa-liste-huguette-bello-place-ericka-bareigts-en-3eme-position-sur-la-sienne-1041349.html" target="_blank" rel="noopener" title="Nouvelle fenêtre">nous apprend La Première</a>.</p>                                     <p class="article__paragraph "><em>«&nbsp;Nous sommes parvenus à un accord d’union dès dimanche soir&nbsp;»</em>, s’est félicitée Huguette Bello. <em>«&nbsp;Nos programmes sont très proches&nbsp;»</em>, a commenté Ericka Bareigts, ancienne ministre des outre-mer de François Hollande. <em>«&nbsp;Il faut tout mettre en œuvre pour battre Didier Robert&nbsp;»</em>, a-t-elle ajouté. Le quatrième candidat de gauche, Olivier Hoarau (4,24&nbsp;%), n’a pas pu fusionner car il n’a pas atteint le barre des 5&nbsp;% des suffrages au premier tour, mais il a apporté son soutien au <em>«&nbsp;camp progressiste&nbsp;». </em>Si le total des voix de gauche dépasse théoriquement le nombre de scrutins accordés à Didier Robert au premier tour, encore faut-il que le report des votes fonctionne à plein.</p>             <p class="article__paragraph ">De son côté, le président sortant a perdu une dizaine de points par rapport au premier tour de 2015. En raison d’une condamnation, fin mai, <a href="https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/05/22/a-la-reunion-le-president-de-region-condamne-a-trois-ans-d-ineligibilite-avant-les-elections_6081137_823448.html">à trois ans d’inéligibilité pour «&nbsp;prise illégale d’intérêts&nbsp;» et «&nbsp;abus de biens sociaux&nbsp;»</a>, Didier Robert avançait affaibli. Il espère néanmoins convaincre de nombreux abstentionnistes et a également lancé un appel aux <em>«&nbsp;gens d’autres sensibilités&nbsp;»</em>.</p>                       <ul class="article__unordered-list"><li><h2>Guyane&nbsp;: le président sortant en tête au premier tour, pas d’accord à gauche pour le moment</h2></li></ul>           <p class="article__paragraph ">Le centriste Rodolphe Alexandre, président sortant de la collectivité territoriale de Guyane (fusion de la région et du département qui date de 2015), arrive largement en tête à l’issue du premier tour, avec 43,72&nbsp;% des suffrages.</p>           <p class="article__paragraph ">La liste de gauche «&nbsp;Guyane Kontré pour avancer&nbsp;» du député Gabriel Serville – soutenue par La France insoumise, le mouvement Génération. s et son mouvement Péyi Guyane – prend la deuxième place en totalisant 27,7&nbsp;% des voix. De son côté, Jean-Paul Ferreira, soutenu par cinq partis de la gauche locale, termine troisième, avec 23,3&nbsp;%. Les deux listes de gauche pourraient fusionner, car Jean-Paul Ferreira appelait au <em>«&nbsp;rassemblement&nbsp;»</em> dimanche soir. En quatrième position, la liste de Jessi Américain, conseiller municipal à Saint-Laurent-du-Maroni (5,27&nbsp;%), pourrait également fusionner avec les deux listes de gauche.</p>                                     <p class="article__paragraph ">Mathématiquement, les deux candidats de gauche pourraient se retrouver majoritaires, en se fiant aux résultats du premier tour. «&nbsp;<em>Reste à savoir si les tractations en cours vont aboutir à une union annoncée de longue date, ou une discorde regrettable pour le front commun contre Rodolphe Alexandre</em>&nbsp;», <a href="https://www.franceguyane.fr/actualite/politique/elections-de-la-ctg-2021/jean-paul-ferreira-si-la-fusion-n-est-pas-faite-on-va-au-devant-d-une-vraie-difficulte-485202.php" target="_blank" rel="noopener" title="Nouvelle fenêtre">note le quotidien local<em> France-Guyane</em></a>. Ils ont jusqu’à mardi&nbsp;18 heures, heure locale (23&nbsp;heures, heure de Paris), pour déposer leurs listes fusionnées (ou non) en préfecture.</p>                       <ul class="article__unordered-list"><li><h2>Départementales à Mayotte&nbsp;: LR tire son épingle du jeu</h2></li></ul>           <p class="article__paragraph ">Après le référendum du 29&nbsp;mars&nbsp;2009 et la loi organique du 3&nbsp;août&nbsp;2009, Mayotte est devenue un département d’outre-mer en&nbsp;2011. Le dimanche 20&nbsp;juin, il n’y a pas eu d’élection régionale mais uniquement le premier tour d’une départementale, dont les élus Les Républicains (LR) sont ressortis en position de force. A rebours de l’abstention généralisée constatée partout ailleurs en France, 64&nbsp;% des personnes inscrites se sont déplacées dans les bureaux de vote.</p>             <p class="article__paragraph ">Les 93&nbsp;000 électeurs de l’île au lagon devaient élire 26 conseillers départementaux au total. LR, qui présentait des binômes dans neuf cantons sur treize, est parvenu à se qualifier pour le second tour dans sept cantons, notamment dans le canton de Sada, de Mamoudzou et de Pamandzi, où le binôme sortant composé de l’ancien président du conseil départemental, Daniel Zaïdani, et de la centriste Soihirat El Hadad («&nbsp;Mouvement pour le développement de Mayotte&nbsp;»), a raté la réélection au 1<sup>er</sup> tour de 7 voix.</p>           <p class="article__paragraph ">Un seul binôme a été élu au premier tour à Mayotte&nbsp;: il s’agit de Maymounati Moussa Ahamadi et Ali Omar («&nbsp;Nouvel élan pour Mayotte&nbsp;»), élus dans le canton de Dzaoudzi-Labattoir. Le deuxième tour de scrutin dans le département verra donc 11 duels et une triangulaire.</p>                                     <section class="author">  <p class="author__detail">  <span class="author__name">Le Monde avec AFP</span>  </p>  </section>    <section class="article__reactions">         </section>   



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