Tollé dans les Pyrénées-Orientales où le chef LR n’exclut pas une alliance avec le RN

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Paul Mangin pour l’Indépendant

Jean Sol au Sénat.

ÉLECTIONS DÉPARTEMENTALES – Alerte sur une possible rupture de barrage. Lors d’un débat organisé par France Bleu Roussillon le jeudi 27 mai, le chef de file Les Républicains (LR) aux élections départementales dans les Pyrénées-Orientales, Jean Sol, n’a pas écarté la possibilité d’une alliance avec le Rassemblement national (RN) après le second tour organisé ce dimanche 27 juin.

Le sénateur s’est dit ouvert à la possibilité qu’un cadre du RN occupe une vice-présidence au sein du Conseil départemental en cas de victoire. “La démocratie fait qu’à un moment donné, il faut être capables de travailler avec toutes les bonnes volontés, autour d’un projet, au service de notre département, sans exception, ni sectarisme”, a déclaré l’intéressé, interrogé sur une éventuelle alliance avec le RN.

“Cela pourrait se faire, dans l’apaisement, sur la base d’une représentativité des différentes sensibilités et sur la mutualisation des compétences. (…) Il est possible de travailler avec toutes les bonnes volontés. En ce qui me concerne (la porte) est ouverte”, a-t-il ajouté.

Le PS et EELV indignés

Cette déclaration a provoqué la colère d’une partie de la gauche, notamment celle du patron du PS, Olivier Faure, qui a appelé le Premier ministre Jean Castex -ancien maire de Prades dans le département, leader départemental UMP-UDI en 2015 et soutien de Jean Sol-, ainsi que le président des Républicains, Christian Jacob, a lui retirer son investiture pour faire barrage au RN.

“Je suis venu ce matin interpeller Christian Jacob et Jean Castex parce que la situation est grave dans les Pyrénées-Orientales (…) Alors je leur demande très solennellement de bien vouloir retirer l’investiture de ce monsieur Jean Sol, de faire en sorte que le barrage républicain tienne”, a déclaré le député de la Seine-et-Marne dans une vidéo postée à la mi-journée sur Twitter.

“Au moment même où nous-même avons fait le choix du retrait en Paca, du barrage républicain, voilà que ces hypocrites sont tout simplement en train de fissurer ce front républicain, dans le département où Louis Aliot a déjà été élu maire il y a maintenant un an de ça à Perpignan”, a-t-il fustigé.

Une indignation partagée par la secrétaire nationale de EELV, Sandra Regol, qui a déclaré sur Twitter: “Pendant que les écologistes et la gauche assument leurs responsabilités en PACA, LR se compromettrait avec le RN dans les PO. Un danger pour la démocratie, au mépris des valeurs républicaines”.

“On n’est pas obligé de s’embrasser pour faire de la politique”, répond Louis Aliot

Le maire de Perpignan, Louis Aliot, a répondu positivement à cette main tendue sur Public Sénat. Selon lui, les candidats du Rassemblement national “peuvent s’entendre” avec les élus LR après le 2e tour dans le département, afin d’éviter “que la gauche continue à gérer ce département avec une politique complètement folle qui produit des résultats de misère sociale absolue”.

“Je pense qu’on n’est pas obligé de s’embrasser pour faire de la politique et qu’on peut discuter sur des idées, sur des projets et un échéancier et moi évidemment avec mes équipes nous sommes prêts à travailler sur ce schéma-là”, a-t-il poursuivi.

Le président des Républicains, Christian Jacob, a coupé court en milieu d’après-midi à toute volonté d’alliance LR-RN dans le département, assurant qu’“aucune alliance avec le RN pour la gouvernance d’une collectivité n’est envisageable”. “Ce principe intangible” qui “a toujours guidé notre famille politique (…) vaut avec tous les extrêmes, de droite comme de gauche”. Reste à voir si tout le monde continuera à respecter cette ligne dans son propre parti.

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