Une rencontre jugée « constructive » entre Emmanuel Macron et les policiers

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Grégory Joron, secrétaire général délégué du syndicat SGP-Police-FO, après la rencontre avec Emmanuel Macron à l’Elysée, le 15 octobre. LUDOVIC MARIN / AFP

La réunion valait surtout pour le symbole. Malgré les contraintes sanitaires, Emmanuel Macron a reçu jeudi 15 octobre au matin l’ensemble des organisations syndicales de la police nationale à l’Elysée, en compagnie du garde des sceaux, Eric Dupond-Moretti, du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, et du directeur général de l’institution, le préfet Frédéric Veaux. Plus de deux heures d’échange lors desquelles le chef de l’Etat a fait abstraction de la crise du Covid-19, qui n’a pas du tout été mentionnée malgré le rôle des forces de sécurité dans le respect du couvre-feu, pour évoquer la place du policier dans la société et la protection dont il doit bénéficier de la part de l’Etat.

Peu d’annonces au final. Gérald Darmanin avait déjà déminé l’essentiel des sujets catégoriels, avec des annonces notamment en faveur des effectifs de nuit, au cours d’une réunion organisée en amont, mardi 13 octobre. Lors d’un propos liminaire d’une dizaine de minutes, Emmanuel Macron a brossé sa vision de la reconnaissance dont devraient faire l’objet les forces de l’ordre. « Ça a été très constructif, il a apporté les mots qu’attendaient les policiers, notamment sur le soutien dont on doit bénéficier, il a parlé d’une police qui doit être respectable et respectée », explique Christophe Rouget, du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI), majoritaire chez les officiers.

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Après un long tour de table de la dizaine d’organisations qui représentent les gardiens de la paix, les officiers, les commissaires, la police technique et scientifique et les personnels administratifs et techniques du ministère de l’intérieur, Eric Dupond-Moretti a repris la parole pour aborder le sujet le plus sensible, celui de la réponse pénale après des violences à l’encontre des forces de l’ordre. Ces derniers jours, plusieurs événements ont chauffé à blanc les troupes. Deux policiers ont été roués de coup et se sont fait tirer dessus avec leurs propres armes à Herblay (Val-d’Oise), mercredi 7 octobre. Samedi soir, un commissariat a été attaqué à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) avec des mortiers d’artifice par une quarantaine de personnes. Dans la nuit de mardi à mercredi, un policier a été renversé par le chauffeur d’une voiture volée, après un refus d’obtempérer.

« Ça ne solutionne pas tout »

Face à des syndicats remontés, le garde des sceaux a dégainé des chiffres, à commencer par le taux très élevé des réponses de la justice (92 %) dans des affaires concernant des policiers. S’il s’est défendu de pouvoir peser sur les décisions des magistrats, Eric Dupond-Moretti a promis de faire passer une circulaire aux parquetiers pour les appeler à « appréhender avec toute la matière pénale possible » les violences contre personnes dépositaires de l’autorité publique.

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